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Le WWF critique les Cantons sur leur politique climatique des bâtiments

Les mesures énergétiques de Vaud et Genève ne sont pas à la hauteur, dit l’ONG.

Ici, le chantier d'Orbe Sud a reçu la certification One Planet Living mise en place par le WWF et Implenia pour la première phase de la première étape des constructions. (Image d'illustration)
Ici, le chantier d'Orbe Sud a reçu la certification One Planet Living mise en place par le WWF et Implenia pour la première phase de la première étape des constructions. (Image d'illustration)
FLORIAN CELLA

Aucun Canton suisse ne mène une politique climatique «responsable» dans le secteur des bâtiments. Telle est la conclusion d’un classement du WWF publié mardi. Selon l’étude, réalisée par le cabinet de conseil EBP, seul Bâle-Ville peut se targuer d’être «engagé» dans le domaine, mais ce n’est toujours pas suffisant pour répondre aux objectifs de l’Accord de Paris, qui vise à limiter le réchauffement climatique à un niveau inférieur à 2 °C.

Loin derrière Bâle-Ville, Genève arrive en deuxième position, en tête du groupe des Cantons «en retard». En font aussi partie Vaud (11e) et douze autres – dont le Jura (3e) et Fribourg (5e). Argovie, Nidwald, Zoug et Schwytz ferment la marche: la situation y est considérée comme «bloquée».

Les bâtiments jouent un rôle décisif dans la politique climatique et énergétique suisse, relève le WWF, rappelant que près de 40% de la consommation énergétique et un tiers des émissions de CO2 leur sont imputables. La protection de l’environnement dans le domaine des constructions relève de la compétence des Cantons. Le classement du WWF se base sur l’analyse de six domaines d’action, comme les objectifs climatiques cantonaux ou les incitations financières. La note maximale de 5 récompense un comportement «exemplaire».

Si des Cantons pionniers se sont montrés progressistes, presque aucun n’a mis en place des mesures ambitieuses sur l’ensemble des indicateurs, déplore l’ONG. Elle critique par ailleurs que les approches exemplaires se situent essentiellement dans les secteurs de soutien accessoires tels que les prescriptions concernant le remplacement des chauffages électriques. Aucun Canton n’atteint en revanche la note maximale dans les deux domaines «prioritaires» suivants, relatifs aux constructions existantes: les prescriptions pour améliorer l’efficacité énergétique (en augmentant le taux d’assainissement) ainsi que celles pour augmenter la part des énergies renouvelables dans la production de chaleur.

Dans le détail, l’étude relève les règles innovantes de Bâle-Ville pour les énergies renouvelables en cas de remplacement de chauffage. Selon Elmar Grosse Ruse, expert climat pour le WWF, Genève se distingue, de son côté, par un objectif climatique «relativement ambitieux et contraignant et des objectifs supérieurs à la moyenne pour les énergies renouvelables lors du changement de système de chauffage». Vaud, au contraire, est très mal noté dans ce domaine. Le Canton se situe cependant au-dessus de la moyenne pour ce qui est de l’aide à la planification énergétique des Communes.

Les Cantons n’étant pas selon lui à la hauteur de leurs responsabilités, le WWF appelle la Confédération à agir: «Le Conseil des États doit ancrer dans la révision de la loi sur le CO2 des règles efficaces pour les seuils d’émissions.»

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