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Zurich: le parlement pour l'état d'urgence climatique

Deux postulats, qui demandent que les questions liées au climat soient traitées en priorité, ont été acceptés par 90 voix contre 84 et 89 contre 84.

Le nouveau conseiller d'Etat écologiste, Martin Neukom, a respecté le principe de collégialité en invitant le gouvernement à rejeter les postulats.
Le nouveau conseiller d'Etat écologiste, Martin Neukom, a respecté le principe de collégialité en invitant le gouvernement à rejeter les postulats.
Keystone

Les conséquences de la «vague verte» se font sentir au parlement zurichois: deux postulats urgents visant à déclarer l'état d'urgence climatique ont été transmis lundi au gouvernement. La droite bourgeoise, qui n'est plus majoritaire, s'y est opposée en vain.

Les deux postulats, qui demandent que les questions liées au climat soient traitées en priorité, ont été acceptés par 90 voix contre 84 et 89 contre 84. Le Conseil d'Etat a maintenant une année pour élaborer un projet. Ce n'est qu'à ce moment-là que les députés se prononceront définitivement.

Le parlement issu des élections de mars dernier, qui siégeait pour la première fois lundi, apparaît plus sensible aux questions environnementales que celui de la précédente législature. Verts et Vert'libéraux y possèdent chacun neuf sièges supplémentaires, pour un total de respectivement 22 et 23.

Avec l'ancien Grand Conseil, ces postulats n'auraient eu aucune chance. Lundi, les voix des évangéliques (huit mandats), qui votent souvent avec la gauche, ont été décisives.

Le nouveau ministre vert... contre

Fait piquant: le nouveau conseiller d'Etat écologiste, Martin Neukom, a dû tenter de convaincre le parlement... de rejeter l'état d'urgence climatique. L'ancien exécutif zurichois s'était en effet prononcé contre et Martin Neukom n'a pas dérogé au principe de collégialité.

Le gouvernement estime que proclamer l'état d'urgence climatique n'aurait pas de sens. Cette expression est trompeuse. Si l'on s'en tient à l'article 72 de la Constitution, cela signifie que le Conseil d'Etat pourrait prendre des ordonnances d'urgence, ce qui n'est pas le cas ici. C'est un symbole pur.

«Hystérie climatique»

C'est d'ailleurs l'une des raisons qui ont poussé l'UDC, le PLR, le PDC et l'UDF à s'opposer à ces postulats au parlement. Au lieu de «propager l'hystérie climatique», il vaudrait mieux adopter des mesures concrètes, a ainsi estimé l'UDC Christan Lucek: «C'est de l'éco-populisme bon marché.»

Avant le débat, des jeunes ont manifesté une fois de plus devant le Rathaus. Beaucoup ont ensuite suivi les discussions à la tribune, certains déguisés en ours blanc.

L'état d'urgence climatique est l'une des revendications phares des jeunes qui participent aux «grèves du climat», ce mouvement parti de Suède qui a trouvé un large écho en Suisse. Les parlements de Vaud et de Bâle-Ville l'ont déjà reconnu, tout comme les villes de Delémont et d'Olten (SO). A l'étranger, l'Irlande et le Royaume-Uni l'ont aussi déclaré.

(ats)

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