AboTransition énergétiqueSur la route, avec les premières éoliennes vaudoises
Pales, moyeux, rotors, tubes… Les pièces d’acier et de résine des éoliennes de Sainte-Croix se mesurent en tonnes et en millions. Elles arrivent par convois extraordinaires. Un défi logistique depuis la mer du Nord. Reportage.

À 7 h du matin sur les quais du terminal de Birsfelden, l’un de ces ports bâlois qui assure l’approvisionnement du pays, les odeurs de diesel des machines se mélangent à celles du pétrolier voisin qu’on est en train de vider, à celle des cigarettes des dockers et à celles du fleuve qui a – déjà – trop chaud. Dans sa cabine, la famille hollandaise qui conduit la péniche Johanna M, joli cigare de métal de 110 m de long, avale un yoghourt. La seule chose qui ne sent rien, ce sont les immenses morceaux de la future éolienne numéro 5 du parc éolien de Sainte-Croix, lentement extirpés du fond de la cale.























