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Cri du chœur cinématographiqueSur le front de «The Singing Club»

Après les strip-teaseurs de «The Full Monty», les épouses esseulées de l’armée britannique font le show.

Basé sur une histoire vraie mais reconstitué sur une base militaire imaginaire, «The Singing Club» évoque l’aventure d’une chorale formée par des épouses de soldats esseulées qui finit en tête des hit-parades en 2012.
Basé sur une histoire vraie mais reconstitué sur une base militaire imaginaire, «The Singing Club» évoque l’aventure d’une chorale formée par des épouses de soldats esseulées qui finit en tête des hit-parades en 2012.
DR

Le réalisateur britannique Peter Cattaneo s’empare d’une authentique anecdote, quand en 2011, des femmes de soldats partis en Afghanistan formèrent une chorale pour «s’occuper la tête» et finirent l’année suivante en tête des hit-parades. «The Singing Club», comédie sociale aussi imparfaite que les vocalises de ces dames, possède pourtant la même vertu exhibée par le cinéaste dans «The Full Monty», cette irrésistible spontanéité dans les rapports humains qui, doublée d’une sincérité tenace, finit par emporter le morceau.

Dame Scott-Thomas au diapason

Outre cette qualité du «tellement vrai», l’entreprise se signale aussi par la performance de Kristin Scott Thomas. L’actrice qui a vécu une enfance militaire dans les bases de l’armée britannique, et connu de près la tragédie de perdre des proches sur le front, impose cette expérience avec une classe folle. Entre pudeur glaciale, sens patriotique et douleur tangible, l’Anglaise gagne la bataille. C. LE

Drame (G.-B., 113’). Cote: VV (intéressant)