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L’invitéTask force Covid: un avis de précaution publique non sollicité

Olivier Français estime que des mesures plus innovantes doivent être envisagées dans la lutte contre la pandémie.

Ce mardi 15 décembre, la task force scientifique Covid-19 s’est de nouveau exprimée en conférence de presse pour critiquer les décisions du Conseil fédéral et proposer des mesures sociétales de confinement. Elles recommandent la fermeture des restaurants et magasins non essentiels, le retour au télétravail généralisé ainsi qu’une restriction des activités extérieures. S’il est compréhensible de fortement s’inquiéter de l’impact de la future troisième vague sur notre système hospitalier, nous pouvons nous interroger sur l’absence de nouvelles propositions de ces experts.

En effet, il faut se demander si le confinement est l’unique remède à toute atténuation de pandémie. Si cela représentait en mars dernier l’unique mesure véritablement possible, nos autorités se doivent aujourd’hui, avec cette deuxième vague, de se montrer plus inventives. Sept mois se sont écoulés pour trouver des mesures plus mesurées. Qu’en est-il d’une augmentation massive du nombre de tests? Outre le test PCR et le test rapide antigénique, plusieurs autres méthodes de tests de dépistage de personnes ont été développées, notamment par des scientifiques suisses. Est-ce que ces nouvelles méthodes sont étudiées? Quelles réponses leur sont données? Des solutions supplémentaires innovantes et prêtes à l’emploi doivent être considérées comme d’un intérêt précieux et faire l’objet de réponses adaptées et présentées aux décideurs.

«Des clarifications supplémentaires sur le comportement du virus et l’analyse de mesures de dépistages innovantes et possibles seraient donc les bienvenues.»

Après avoir vécu des mois dans cette étrange situation, de nombreuses questions demeurent sans réponses. Pourquoi le personnel et les visiteurs des EMS ne sont-ils pas testés systématiquement? Quelles sont les zones où la maladie se propage le plus? Comment le virus circule-t-il? Dans quelles circonstances? La task force a dû minutieusement examiner des quantités considérables de données et de recherches publiées. Des clarifications supplémentaires sur le comportement du virus et l’analyse de mesures de dépistages innovantes et possibles seraient donc les bienvenues.

Des pays, à l’instar du Canton des Grisons, organisent des tests à grande échelle pour endiguer la pandémie. Le moment est peut-être venu d’adopter, de façon périodique, une mesure similaire à grande échelle voire dans les zones d’activité à risque. Cela permettrait une meilleure traçabilité et une rapide prise en charge des personnes infectées. Le virus sera toujours là mais ces moyens contribueraient à faire baisser le nombre des contaminations. Cela permettrait de diminuer la pression sur notre système de santé tout en respectant le droit des personnes à la liberté.

Les membres du comité d’experts sont des personnalités scientifiques au profil diversifié qui permettent aux décideurs de se faire une opinion. Leur rôle d’appui leur impose une certaine discrétion. Le cas échéant, le membre quitte le comité pour divergence et reprend à titre personnel sa liberté d’expression. «L’expert conseille les décideurs et n’a pas mission de médiatiser ses divergences avec son mandant!»

13 commentaires
    Bovay-Rohr

    COVID-19 En sortir plus vite qu’avec les vaccinations / c'est le titre de mon dernier article, mis en copie (extraits) chez la Task Force avant-hier, alors que la méthode (sprays nasals et gargarismes qui tuent le virus SARS-COV-2 dans toutes ses mutations connues) est publiée depuis des mois. C'est aux Etats-Unis en Pennsylvanie que la méthode est née, semble-t-il: on ne comprend pas bien pourquoi elle n'est pas appliquée; une famille de produits est connue pour tuer le virus, et l'application est simple et très bon marché. Alors quoi ?!

    M. le CE Français a parfaitement raison de s'étonner du peu d'inventivité de nos experts !