Un livre à lire absolumentTel père, tel fils
Prix Médicis du roman étranger, le dernier livre de l’auteur suédois Jonas Hassen Khemiri, «La clause paternelle», réussit une combinaison familiale captivante, criante de vraisemblance. Critique.

Qu’est-ce qui rend les romans de Jonas Hassen Khemiri si captivants? Car commencer un livre du Suédois, c’est immanquablement s’embarquer dans un parcours de lecture fiévreux qui mène rapidement à la dernière page… Après un «Tout ce dont je ne me souviens pas» irrésistible, l’auteur de 43 ans déjà multiprimé (Prix Per Olov Enquist en 2007, Prix Ibsen en 2011 et Prix August – équivalent suédois du Goncourt – en 2015) revient, toujours en grande forme, avec «La clause paternelle», une nouvelle fois publié en français par les Éditions Actes Sud après avoir été finaliste du National Book Award aux États-Unis l’an dernier. Plusieurs raisons peuvent expliquer l’attrait que dégagent ses récits, mais la première d’entre elles tient à leur capacité à exprimer les préoccupations contemporaines avec une admirable acuité.















