Passer au contenu principal

Raphaël Glucksmann«Tout le monde disait: les Ouïgours, ça n’intéressera personne»

Élu à Bruxelles après une piteuse campagne, Raphaël Glucksmann s’est vite taillé un rôle. Portrait d’un fils de et époux de, qui croit en la politique.

Raphaël Glucksmann lors de la campagne pour les élections européennes de 2019. «À force de chercher le plus petit dénominateur commun, mon discours était devenu d’une pauvreté accablante.»
Raphaël Glucksmann lors de la campagne pour les élections européennes de 2019. «À force de chercher le plus petit dénominateur commun, mon discours était devenu d’une pauvreté accablante.»
AFP

C’est une figure du Tout-Paris, même si, comme tous ceux qui en sont, il se défend d’en être. Raphaël Glucksmann, député européen, fils du philosophe André Glucksmann et partenaire de la très influente journaliste Léa Salamé, appartient pourtant de toute évidence à l’élite politico-médiatique de la capitale. «J’ai une carte d’entrée», souffle-t-il à mi-voix, manière de reconnaître qu’avec un tel nom, peu de portes restent closes. Mais aussitôt il dit garder ses distances avec un milieu qu’il trouve «ennuyeux». «Avec Léa on ne fait pas de dîners en ville. Elle me le reproche parfois, elle est d’un caractère plus sociable et aimable que moi. Mais les dîners qu’on fait, ça tourne autour de six personnes. Que des amis.»

Les articles ABO sont réservés aux abonnés.