Votre navigateur est obsolète. Veuillez le mettre à jour avec la dernière version ou passer à un autre navigateur comme ChromeSafariFirefox ou Edge pour éviter les failles de sécurité et garantir les meilleures performances possibles.

Passer au contenu principal

AboTrahison, argent et vengeance
La guerre secrète d’Hermès contre son héritier rebelle en Suisse

De gauche à droite: Bernard Arnault, Eric Freymond, Nicolas Puech et ses deux domestiques.
Abonnez-vous dès maintenant et profitez de la fonction de lecture audio.
BotTalk

Pour un milliardaire, l’héritier d’Hermès Nicolas Puech sait se fondre dans la masse. Le 16 septembre dernier, on a pu voir sa silhouette de grand-père débonnaire à la désalpe de La Fouly, en Valais, où il faisait la queue pour prendre une raclette. «Il se mêle facilement à la population, mais il est très discret», commente Joachim Rausis, président de la commune d’Orsières, où se trouve La Fouly.

Tout a changé depuis trois semaines. À 80 ans, Nicolas Puech entend chambouler sa succession pour adopter son domestique hispano-marocain et lui léguer sa fortune, comme l’a révélé la «Tribune de Genève». Lui qui faisait profil bas est devenu la cible d’attention médiatique dans le monde entier.

La décision de Nicolas Puech ne sort pas de nulle part. Elle est l’aboutissement d’une intrigue qui agite l’industrie du luxe depuis vingt ans. La famille Hermès n’a jamais pardonné à Nicolas Puech d’avoir servi de cheval de Troie en aidant son rival, le groupe LVMH, à entrer par effraction dans son capital. Elle a rejeté l’héritier rebelle et actionné la justice pour sanctionner ce qu’elle considère comme une trahison.

Aujourd’hui, les confidences de nombreux initiés, ainsi que des documents issus de procédures judiciaires ou de fuites de données, éclairent ce duel au sommet, qui s’est joué en bonne partie sur sol suisse.

Chapitre I: Le réprouvé d’Hermès

À la mort de sa mère en 1996, Nicolas Puech a hérité de 4,77% du capital d’Hermès, part portée à 5,7% au décès de sa sœur Odile en 2004. Ce paquet d’actions vaut aujourd’hui plus de 10 milliards de francs. De quoi encaisser de copieux dividendes: Hermès a versé 852 millions d’euros à ses actionnaires en 2022, selon Bloomberg.

Installé en Valais depuis 1999, Nicolas Puech possède aussi un domaine près de Séville, en Espagne. Une personne qui l’y a rencontré il y a une dizaine d’années le décrit comme un «bon vivant, rigolo, épicurien, qui n’a pas envie de s’embêter dans la vie. Le vrai héritier qui vit de ses rentes, dans un cadre assez idyllique.»

Nicolas Puech dans sa résidence espagnole en 2011.

Il y a d'autres rentiers dans la famille Hermès. Mais Nicolas Puech est le seul à ne pas avoir apporté ses actions aux holdings qui contrôlent 66% du capital et verrouillent l’emprise de sa famille sur le groupe de luxe. Cela en fait le dissident, le mouton noir d’Hermès.

Plusieurs sources qui connaissent la famille la décrivent comme un «clan», plutôt guindé, uni par le protestantisme et la préservation de l’entreprise familiale. «Ils se protègent énormément et sont extrêmement discrets», explique un cousin qui a demandé l’anonymat pour s’exprimer sur le sujet.

Nicolas Puech se plaint depuis longtemps d’avoir été mis à l’écart par les siens. Il a «dû tenir compte depuis toujours d’un certain ostracisme parfaitement injustifié», écrivait l’un de ses avocats à la justice genevoise en 2013.

En 2011, son frère Bertrand a été interrogé en France sur les raisons pour lesquelles Nicolas Puech n’avait jamais occupé de fonctions dirigeantes chez Hermès. Il a eu cette réponse brève et cruelle: «Car cela ne lui a pas été proposé...»

Vitrine d’un magasin Hermès à Milan.

Nul ne sait exactement à quand remonte la brouille. Mais selon plusieurs sources, les relations seraient particulièrement froides avec son frère Bertrand, un ancien militaire de carrière, et deux de ses sœurs. «Ils n’ont que de rares contacts, et toujours pour lui dire qu’il est un mouton égaré», indique un ancien proche de Nicolas Puech, qui souhaite ne pas apparaître nommément.

Sur ce sujet, Hermès ne fait aucun commentaire. Nicolas Puech, son frère et ses sœurs n’ont pas pu être contactés.

Chapitre II: Un banquier raffiné

L’aide apportée par Nicolas Puech à LVMH contre Hermès a creusé le fossé avec sa famille. C’est là qu’entre en scène un second personnage: Eric Freymond, gestionnaire de fortune de Nicolas Puech jusqu’à l’an dernier.

Décrit par un ancien associé comme «très sociable et doué dans l’approche de la clientèle», ce banquier de 65 ans est originaire du Gros-de-Vaud. Mais il a ses entrées au cœur de la finance genevoise, en partie grâce à son mariage avec une Van Berchem, famille historique de la Cité de Calvin.

Le couple fréquente le gratin suisse romand et parisien, organise des événements mondains à Gstaad et collectionne les œuvres d’art. «Ce sont de vrais mécènes, qui reçoivent très régulièrement et avec beaucoup de générosité», note un de leurs amis.

Eric et Caroline Freymond lors d’une soirée de mécènes du Musée du Louvre.

En 1988, ÉEric Freymond entre dans la banque privée de son beau-père, Ferrier Lullin. Elle accueille une très belle clientèle française, dont les parfumeurs Guerlain et la famille Hermès. C’est là qu’Eric Freymond fait la connaissance de Nicolas Puech. Il devient son gestionnaire de fortune, son ami, son confident.

Fort de ses relations, Eric Freymond sait lire les lignes de fractures au sein de la famille Hermès. Le moment est propice: au début des années 2000, certains membres sont prêts à vendre leurs actions.

«Le contexte de l’époque, c’est que tout le monde, dans la famille, ne travaille pas pour Hermès», se souvient le financier genevois Stefano Rodella, qui suivait de près l’industrie du luxe. «Certains ont besoin de liquidités. Et il est facile pour eux de vendre ou prêter leurs titres.»

Eric Freymond sait qui veut vendre – avant tout l’une des trois branches de la famille, les Guerrand, alors la moins puissante au sein d’Hermès. Il va bientôt trouver un acheteur pour ces actions: le groupe LVMH de Bernard Arnault, qui possède déjà Vuitton, Dior ou Guerlain.

Nicolas Puech va aussi aider le géant du luxe à faire son nid au sein d’Hermès. Sa motivation? Il aurait nourri le «rêve de voir vengé le mépris dans lequel sa famille le tenait», affirmera LVMH en 2017 lors d’une procédure judiciaire.

Chapitre III: Le pacte secret

C’est en juin 2001 que se nouent les premiers contacts entre le duo Puech-Freymond et LVMH. Dans le groupe français, le bras droit de Bernard Arnault, Pierre Godé, est à la manœuvre. «J’ai adoré! Un homme exceptionnel, qui capte tout de suite, vous le sentez à la milliseconde», se souvient Stefano Rodella.

L’idée de Pierre Godé est de grignoter, avec ses alliés suisses, des actions Hermès auprès de ceux qui sont le plus disposés à vendre. À terme, LVMH espère s’emparer d’au moins un tiers du capital de son rival.

Le bras droit de Bernard Arnault, Pierre Godé. Il est décédé en 2018.

Mais pour que l’opération réussisse, elle doit rester secrète. Les membres de la famille Hermès doivent ignorer qu’ils vendent à «l’ennemi» LVMH. C’est ce qu’expliquera Eric Freymond quelques années plus tard lors d’une procédure judiciaire à Genève. Nicolas Puech et ses comptes bancaires suisses vont jouer un rôle clé dans cette dissimulation.

Le 29 juin 2001, un premier test est organisé à la banque Pictet de Genève. Trente millions d’euros d’actions Hermès venant de feu Hubert Guerrand sont achetés par Eric Freymond pour le compte de Nicolas Puech, puis vendus en secret à LVMH.

Une fois ce test réussi, un accord confidentiel est conclu entre LVMH et ses alliés. L’unique exemplaire de ce pacte est conservé dans un coffre-fort, chez un avocat genevois. L'objectif de LVMH est d'acquérir, à terme, «la majorité absolue du capital de Diane», nom de code qui désigne Hermès, selon une note d’un protagoniste de l’époque.

LVMH n’a pas répondu à nos questions sur l’affaire. Mais en 2017, lors d’une procédure judiciaire à Genève, le groupe contestera «catégoriquement» avoir voulu prendre le contrôle d’Hermès. L’objectif, selon lui, était simplement d’acheter des actions Hermès sous-évaluées et d’empêcher un autre concurrent de s’emparer de la marque.

En septembre 2006, Nicolas Puech rencontre Bernard Arnault au château d’Yquem, qui appartient à LVMH. En parallèle, les achats d’actions s’accélèrent. Un client d’Eric Freymond, héritier des pneus Michelin, met à disposition ses comptes suisses. LVMH lui achète des actions autres que celles d’Hermès. L’argent ainsi dégagé permet d’acheter des titres Hermès, qui reviennent à LVMH après avoir transité par les comptes genevois de Nicolas Puech. En tout, quelque 10% du capital d’Hermès sont achetés en secret grâce à ce circuit.

Bernard Arnault au salon technologique Vivatech de Paris en juin 2023.

Dans sa quête d’actions Hermès, Eric Freymond recrute dans la branche dirigeante du groupe, les Dumas. En 2008, il prête 35 millions d’euros à Pierre-Alexis Dumas, actuel directeur artistique d’Hermès, en échange de 200'000 actions qui seront ensuite achetées par LVMH. «Pierre-Alexis ignorait que ses actions iraient faire la pelote de Bernard Arnault», assure-t-on aujourd’hui dans l’entourage d’Hermès. Contacté, Eric Freymond n’a pas souhaité s’exprimer.

Chapitre IV: La «prison» H51

En octobre 2010, LVMH sort du bois et annonce avoir pris le contrôle de 14,2% du capital de son rival – sans dire comment, ni dévoiler son montage suisse.

L’annonce prend Hermès au dépourvu. Dans une lettre adressée plus tard à LVMH, ses dirigeants accuseront le groupe de Bernard Arnault de «contournement du droit et des règles les plus élémentaires de la morale des affaires», parce qu’il a agi en cachette et en utilisant à leur insu des membres de la famille.

La première réaction d’Hermès est de ressouder le clan. En 2011, ses dirigeants créent une holding appelée H51 (car elle réunit une cinquantaine de membres), destinée à réunir les actions familiales dans une structure inattaquable.

Nicolas Puech est mis sous pression pour la rejoindre. Notamment par son frère et deux de ses sœurs, comme le suggère un document de l’époque. Mais il résiste. Au lieu de rejoindre la forteresse H51, Nicolas Puech crée une fondation en Valais et s’engage à lui léguer ses actions.

«Les méthodes de ma famille sont malheureusement très loin de l’image de l’élégance qu’elle voudrait incarner.»

Nicolas Puech

Sa décision obéit à un triple but, selon plusieurs initiés: faire œuvre utile à l’humanité, placer ses actions hors de portée de sa famille, et éviter les droits de succession de 60% qui s’appliqueraient s’il désignait des héritiers en France.

Nicolas Puech a aussi refusé de vendre ses actions à LVMH, comme l’aurait demandé Bernard Arnault. «Aujourd’hui, je ne peux que me féliciter d’avoir gardé mon indépendance en refusant de rejoindre la prison H51 et en préservant ma liberté par rapport à M. Arnault», écrira-t-il plus tard.

Chapitre V: Espions sur sol suisse

Le 14 novembre 2012, l’actuel patron d’Hermès, Axel Dumas, téléphone à Nicolas Puech. Il a fini par découvrir des preuves de sa proximité avec LVMH. En substance, il accuse son oncle d’avoir vendu ses propres actions Hermès au groupe rival.

Nicolas Puech se cabre. Il n’a pas vendu ses actions et refuse de parler du reste. Le fait que ses comptes aient permis de faire transiter des actions Hermès au profit de LVMH «ne regarde pas ma famille et […] relève de ma sphère privée et en l’occurrence professionnelle, écrit-il le lendemain. J’ai le sentiment que ma famille cherche toujours la même chose.»

Axel Dumas, directeur exécutif d’Hermès, à Paris en 2022.

Nicolas Puech se demande aussi comment son neveu a pu connaître ses liens avec LVMH. La réponse tient en quatre lettres: Axis.

Dès qu’elle a appris l'irruption de Bernard Arnault dans son capital, Hermès a engagé cette société de renseignement privé pour percer à jour les plans de son concurrent – y compris en Suisse. Après 2010, certains protagonistes ont eu l’étrange sentiment qu’Hermès avait souvent «un coup d’avance» dans ce dossier. Aujourd’hui, Axis refuse de s’exprimer sur les méthodes employées, en raison d’une clause de confidentialité qui la lie à Hermès.

En face, LVMH a aussi recours à des professionnels du renseignement. Le groupe engage un ancien «superflic» de l’ère Sarkozy, Bernard Squarcini. Il actionne ses contacts au sein de la police et de l’administration françaises pour se renseigner sur la contre-offensive d’Hermès sur le plan judiciaire.

Dans cette guerre du renseignement, Hermès va l’emporter. Dès 2012, ses dirigeants savent tout ou presque des montages de Bernard Arnault sur sol helvétique. «Ça a complètement changé le rapport de force», assure un initié qui a suivi le dossier.

Le 2 septembre 2014, LVMH et Hermès concluent un accord de paix. LVMH peut distribuer ses actions Hermès à ses actionnaires, dont la famille Arnault, avec un gros bénéfice. Mais le groupe doit s’engager à ne plus acheter d’actions Hermès pendant cinq ans. Et son image d’infaillibilité est mise à mal. En 2013, l’Autorité des marchés financiers française l’a condamné à verser une amende de 8 millions d’euros, pour ne pas avoir respecté certaines obligations de déclaration lors de la montée au capital d’Hermès.

En Suisse, les alliés de LVMH s’impatientent. Eux aussi veulent être payés. Dès 2015, Nicolas Puech insiste pour que son rôle occulte lors de l’opération soit rémunéré. Il aurait écrit à plusieurs reprises à Bernard Arnault, sur un ton «de plus en plus menaçant», affirmeront plus tard les avocats de LVMH.

Quant à son gestionnaire de fortune, Eric Freymond, il réclame 417 millions de francs à LVMH devant un tribunal genevois. Cette demande a été retirée en 2019. Selon plusieurs initiés, LVMH aurait versé à ses anciens acolytes une somme très inférieure à celle qu’ils réclamaient.

Chapitre VI: Contre-attaque judiciaire

L’affaire aurait pu s’arrêter là. Mais après avoir démasqué LVMH, les dirigeants d’Hermès se retournent contre Nicolas Puech et Eric Freymond.

En 2012, Hermès porte plainte en France pour «délit d’initié, manipulation de cours et complicité». L’enquête démarre et les bureaux du gestionnaire de fortune de Nicolas Puech à Genève sont perquisitionnés.

En octobre 2013, l’avocat de l’héritier rebelle répond avec humour aux accusations d’Hermès. Il note que la famille s’est énormément enrichie depuis l’entrée en bourse de l’entreprise en 1993. Comment peut-elle s’offusquer que LVMH rachète ses actions?

«Il ne s’agit nullement d’une «agression», comme le prétend faussement la plainte d’Hermès, mais du simple fonctionnement du système capitaliste, auquel des personnes qui lui doivent leur fortune sont malvenues de vouloir s’opposer», écrit l’avocat.

La même année, Nicolas Puech subit un interrogatoire devant les juges français Renaud van Ruymbeke et Charlotte Bilger. Ils le soupçonnent d’avoir vendu ses propres actions à LVMH.

L’entrevue laisse à Nicolas Puech un souvenir déplaisant: «Les méthodes de ma famille sont malheureusement très loin de l’image de l’élégance qu’elle voudrait incarner», écrit-il à son gérant de fortune. Plus tard, il écrira avoir été «écoeuré de l’attitude d’Hermès et de ses dirigeants, voire même de certains membres de ma famille».

Cette plainte est classée, mais Hermès insiste. En 2015, l’entreprise dépose une nouvelle plainte en France contre inconnu pour faux et usage de faux. En substance, elle affirme que Nicolas Puech et Eric Freymond auraient donné de fausses indications sur le nombre d’actions détenues par l’héritier rebelle.

«Cette action judiciaire vise à comprendre la vérité. La famille pense que Nicolas n’a plus ses actions», indique-t-on dans l’entourage d’Hermès.

Face aux soupçons de sa famille, Nicolas Puech a toujours défendu la même ligne. En 2018, dans un billet manuscrit adressé à la juge française chargée de la plainte d’Hermès, il réaffirme posséder ses actions historiques: «Cette part de ma fortune n’a jamais été gérée par des tiers, que ce soit par Eric Freymond ou qui que ce soit d’autres. Je précise que je suis le seul à maitriser ce patrimoine et le seul habilité à le faire.»

Il refuse de dire où les actions se trouvent, «car cela relève strictement de ma sphère privée». Et il conclut: «Les craintes de ma famille dans le cadre de la plainte déposée par Hermès […] sont totalement infondées.»

Un document que nous avons pu consulter affirme en outre que début 2020, Nicolas Puech possédait toujours son paquet historique de 6,3 millions d’actions Hermès.

Chapitre VII: Où sont les actions?

Où sont les actions aujourd’hui? Aux dernières nouvelles – qui remontent à quelques années –, elles étaient déposées à la banque genevoise Lombard Odier. Mais la situation s’est compliquée récemment.

Depuis 2020 et l’épidémie de Covid, Nicolas Puech s’est isolé. Il n’aurait plus guère de contacts qu’avec ceux qu’il appelle ses «enfants»: son ancien jardinier, Hispano-Marocain de 51 ans, et la compagne de celui-ci. Il a lancé une procédure pour adopter son domestique. Si elle aboutit, ce dernier pourrait hériter d’au moins la moitié des actions Hermès que détient Nicolas Puech.

Selon des sources concordantes, les sœurs du milliardaire auraient tenté de lui rendre visite à La Fouly, mais auraient trouvé porte close. Son gestionnaire de fortune ric Freymond a été congédié l’an dernier. Il se serait opposé aux cadeaux de Nicolas Puech à ses domestiques, qui se monteraient en dizaines de millions de francs.

Récemment, Nicolas Puech aurait affirmé être «totalement désargenté» et «ne plus détenir ses titres Hermès international». C’est ce qu’affirme un signalement envoyé aux autorités valaisannes il y a quelques jours, pour dénoncer l’emprise supposée de ses domestiques sur Nicolas Puech.

Fin 2022, un avocat valaisan a indiqué être mandaté par Nicolas Puech pour «faire avancer le dossier relatif à ses actions Hermès, dont la propriété doit être confirmée irrévocablement par les documents dont je réclame la production». Il semble donc qu’un doute existe, ou ait existé, à ce sujet.

À ce jour, le mystère des actions Hermès de Nicolas Puech reste entier. On ne sait ni où elles sont ni qui les contrôle. Et ceux qui le savent se taisent.

Les prochains mois permettront peut-être d’en apprendre davantage. Mais une chose semble sûre: à la prochaine désalpe de La Fouly, Nicolas Puech aura plus de mal à passer inaperçu. Et il doit s’attendre à répondre à quelques questions en faisant la queue pour la raclette.

Newsletter
«Dernières nouvelles»
Vous voulez rester au top de l’info? «24 heures» vous propose deux rendez-vous par jour, directement dans votre boîte e-mail. Pour ne rien rater de ce qui se passe dans votre Canton, en Suisse ou dans le monde.

Autres newsletters