Passer au contenu principal

InternetTwitter interdit les messages haineux et déshumanisants

Twitter a annoncé que «les abus, le harcèlement et la conduite haineuse» n’auront plus «leur place» sur le réseau social américain.

Twitter a donné plusieurs exemples de tweets qui pourraient être retirés après signalement, notamment des messages qualifiant un groupe ethnique, racial ou national.
Twitter a donné plusieurs exemples de tweets qui pourraient être retirés après signalement, notamment des messages qualifiant un groupe ethnique, racial ou national.
AFP

Twitter a décidé mercredi d’élargir sa définition des messages à caractère haineux. Il a interdit toute publication cherchant à déshumaniser selon des critères raciaux, ethniques ou de nationalité. Il s’agit pour la plateforme de microblogage d’une mesure supplémentaire dans sa politique de lutte contre les contenus abusifs et nocifs que l’entreprise a mise à jour à plusieurs reprises depuis la publication en 2019 d’un règlement.

«Si nous encourageons les gens à s’exprimer librement sur Twitter, les abus, le harcèlement et la conduite haineuse n’ont pas leur place sur notre plateforme», a écrit l’équipe en charge de la sécurité sur Twitter dans un article de blog. «Nous élargissons aujourd’hui notre politique en matière de conduite haineuse pour exclure les messages qui déshumanisent les gens selon des critères de race, d’ethnicité ou d’origine nationale».

Accusations de laxisme

Twitter a donné plusieurs exemples de tweets qui pourraient être retirés après signalement, notamment des messages qualifiant un groupe ethnique, racial ou national de «pourriture», de «parasites» ou de «cafards». «Si un compte enfreint le règlement de Twitter à plusieurs reprises, nous pourrons bloquer ou suspendre le compte», a averti l’entreprise.

Longtemps accusés de laxisme face aux contenus haineux, Twitter et Facebook ont renforcé leurs dispositifs pendant la campagne présidentielle américaine en limitant notamment la portée de messages trompeurs du président sortant Donald Trump et de ses soutiens.

ATS/NXP