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Animation socioculturelle lausannoiseUn accord a été trouvé entre la Ville et la FASL

La Fondation pour l’animation socioculturelle a enfin ses statuts, tandis que la convention est approuvée. Le PLR reste critique.

En décembre 2019, les animateurs avaient manifesté sur la place de la Riponne, à Lausanne.
En décembre 2019, les animateurs avaient manifesté sur la place de la Riponne, à Lausanne.
Vanessa Cardoso

Est-ce l’épisode final des tribulations entre la Ville de Lausanne et la Fondation pour l’animation socioculturelle lausannoise (FASL)? La Municipalité a communiqué jeudi que les nouveaux statuts de la FASL avaient été adoptés, ainsi que la convention de subventionnement pour les années 2021 à 2023. Désormais, le conseil de fondation de la FASL fonctionnera sans représentants de la Ville ni des associations de quartiers, ni même du personnel.

Des instances de «régulation» spécifiques seront créées, permettant à ces acteurs d’intervenir dans la politique d’animation socioculturelle. Cette dernière doit, selon le communiqué la Municipalité, rester «un service public à part entière». La nouvelle a déchaîné la colère du PLR lausannois qui estime, dans un communiqué, que la formule trouvée n’est rien d’autre qu’une capitulation de la Municipalité désormais absente du conseil de fondation.

«La Ville a manifestement préféré enterrer la hache de guerre avec les syndicats dans le contexte des prochaines élections communales»

Philippe Miauton, président du PLRL

Président de la section lausannoise, Philippe Miauton interprète que la Ville a «manifestement préféré enterrer la hache de guerre avec les syndicats» dans le contexte des prochaines élections communales. Le PLR avait demandé dans un texte défendu par Éliane Aubert que la Municipalité reprenne la main sur l’activité de l’animation socioculturelle, subventionnée presque totalement par la Ville, quitte à communaliser la FASL. Le parti n’a cependant pas encore défini de future ligne d’action sur ce dossier, comme le précise son président au téléphone.

David Payot rétorque que la solution trouvée est parfaitement compatible avec la dimension de service public exigée par le Conseil communal et la Municipalité. Le municipal popiste contre-attaque: «Je trouve curieux, dit-il, que le PLR puisse insister sur la communalisation de la FASL et demander, à l’échelon cantonal, un conseil d’administration pour le CHUV.»

Enfin, du côté des animateurs, Séverine Pedraza montre un enthousiasme très mitigé vis-à-vis de l’accord trouvé. Des éléments de la convention et de la composition du conseil de fondation ne correspondent toujours pas à ce que voulait le personnel.

1 commentaire
    Nicus

    Oui les élections arrivent, ce qui explique certainement la nouvelle situation. Mais cette trahison va laisser des traces, personnellement, aucun des Municipaux actuellement en place n’obtiendront mon vote. L’animation socioculturelle appartient aux lausannois, entièrement financé par nos impôts... finalement, pour une fois que les habitants ont le pouvoir de choisir ce qui est le plus utile pour eux-mêmes avec le produit de l’impôt... Cela vaut la peine de le défendre! Et que les Radicaux se consolent, le premier projet coûtait plus cher à la ville!