Passer au contenu principal

Portrait d’André KuenzyUn alien bleu ouvert à tous les horizons

L’artiste neuchâtelois collecte les aventures humaines dans la peau de son double de néoprène. Une histoire faite de multiples rebondissements qu’il illustre dans une exposition à Vevey Images.

Prêter sa peau est impossible pour l’«Homme bleu», c’est «trop intime». Alors il a imaginé une exposition où il invite les visiteurs à l’intérieur, forcément bleu, de son expérience. Une exposition à vivre à Vevey Images jusqu’au 27 septembre.
Prêter sa peau est impossible pour l’«Homme bleu», c’est «trop intime». Alors il a imaginé une exposition où il invite les visiteurs à l’intérieur, forcément bleu, de son expérience. Une exposition à vivre à Vevey Images jusqu’au 27 septembre.
Jean-Guy Python

Un cachalot. Un duo de cerises. Une tête de poule. Il ne doit pas y avoir beaucoup de monde qui répond par ce drôle de rébus à un message WhatsApp indiquant une adresse. Ce sont les émojis d’André Kuenzy, le tiercé de la fantaisie. Lui n’y voit que de la normalité et une disposition naturelle… Il faut dire que, dans sa peau d’«Homme bleu», – environ 15 kilos de néoprène qui le transforment en alien pachydermique ou en œuvre d’art vivante –, le Neuchâtelois a l’habitude de convier l’incongru. Trompe en avant et caméra intégrée, il le balade depuis plus de deux décennies en Inde, au Japon, au Mexique, dans le Grand-Nord comme à Vevey pour le Festival Images. Autant qu’il le suscite et le crée dans ses contacts sans paroles avec l’autre. «C’est vrai, glisse-t-il, que je suis ébahi par plein de trucs qui pourraient paraître banals.»

Les articles ABO sont réservés aux abonnés.