Passer au contenu principal

Le coup de fourchetteUn brin d’Orient
aux falaises lausannoises

Au milieu du nouveau quartier des Falaises, un spécialiste des tajines a déniché un bel endroit pour voir la ville en dégustant un thé à la marocaine.

Lausanne, 28 mai 2020. Le Marrakech, restaurant oriental, chemin des Falaises. Le chef, Omar, entouré de son équipe, Zoé, Daham et Mouhal. Olivier Vogelsang
Lausanne, 28 mai 2020. Le Marrakech, restaurant oriental, chemin des Falaises. Le chef, Omar, entouré de son équipe, Zoé, Daham et Mouhal. Olivier Vogelsang
© Olivier Vogelsang

Il y a du nouveau aux Falaises, en face du CHUV. Dans un recoin privé de plusieurs adresses populaires ces dernières années vient de débarquer le Marrakech, estampillé «oriental fooding» au pied du nouveau quartier édifié sur l’avenue de la Sallaz.

L’intérieur révèle une réussie décoration nord-africaine moderne, très épurée. Petite terrasse aux beaux jours près d’un parterre fréquenté par les étudiants de la bibliothèque voisine venus goûter, parfois, la cuisine du chef venu tout droit du Maroc, et plus souvent cette nouvelle vue insolite sur Lausanne et le Vallon.

À midi, l’endroit est – hors virus – prisé des blouses du CHUV, des leveurs de fonte du fitness d’au-dessous, des étudiants (encore) et des gens du quartier pour un buffet qui marche plutôt bien.

Le soir, public plus restreint, service attentionné, bel endroit pour voir la ville qui s’endort avec une bière libanaise, un arak bien frais ou un thé marocain au gingembre (4fr.). Mais manque encore la patine et un petit plus pour faire du nouveau venu un concurrent sérieux à l’indétrônable Coucous de la rue Enning.

«On s’est lancé en fonçant il y a quelques mois, explique le gérant, Chaker Knis, ancien du château d’Ouchy et à la barre d’un sushi à deux pas. Mais on veut devenir un incontournable, être au top en qualité-prix et vraiment amener les clients à Marrakech en soignant le concept.» Côté carte, joli choix marocain ou libanais surtout. En entrée, n’hésitez pas à goûter le traditionnel fattouche (10 fr.), fraîche salade avec son pain levantin croustillant et, ici, des graines de grenades.

Les mezzés restent classiques mais se défendent fort bien. Mention pour les falafels (10 fr.). Solides couscous en série (env. 30 fr.,) que le chef a la bienveillance d’adapter à la demande. On relève la générosité des portions et le savoir-faire au gril.

Niveau tajines, il y a du choix. Valeur sûre, celle aux boulettes de kefta (32 fr.) gagne toujours en qualité quand servie dans sa céramique traditionnelle. La présentation, d’ailleurs très soignée, permet de mieux profiter des boulettes bien tassées. On regrette une sauce qui pourrait gagner en rondeurs. Bel équilibre des épices.

La carte des vins vous emmène au Liban – l’inévitable Kefraya (48 fr.), mais pas que – ainsi que dans le Chablais. En dessert, piquer dans le petit assortiment de pâtisseries orientales (12 fr.) achetée à un pâtissier de Rabat, histoire de se rappeler qu’on aimerait bien retourner en vacances.

1 commentaire
    Nicki

    cela nous changera des asiatiques qui fleurissent on ne sait comment partout, du fait qu'il n'est plus nécessaire avoir la patente.