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Explosion des cas de Covid-19Un couvre-feu est-il envisageable en Suisse?

Dès ce week-end, des millions de Français devront rester chez eux de 21 h à 6 h du matin. Est-ce une option à étudier sérieusement? Donnez-nous votre avis.

Une vue nocturne de la ville de Fribourg le dimanche 5 avril dernier.  Faudrait-il imposer aux Suisses de rester chez eux la nuit?
Durant le semi-confinement
Une vue nocturne de la ville de Fribourg le dimanche 5 avril dernier. Faudrait-il imposer aux Suisses de rester chez eux la nuit?
KEYSTONE

La pandémie de coronavirus ne laisse aucun répit à la France d’Emmanuel Macron, qui doit faire face à plus de 20’000 nouvelles infections par jour. Les malades du Covid-19 occupent de plus en plus les lits hospitaliers, ce qui laisse craindre une saturation dans certaines villes. D’où les mesures fortes annoncées mercredi par le président Macron. La plus spectaculaire: un couvre-feu instauré dès ce samedi à Paris et dans huit métropoles, dont Lyon et Grenoble. Les habitants devront rester chez eux entre 21 h et 6 h du matin, durant un mois au minimum.

La Suisse devrait-elle envisager une mesure de ce type? Pour l’heure, les Cantons agissent en fonction de leur propre situation sanitaire, à l’image de Genève qui impose désormais des règles strictes dans la sphère privée. Mais la progression de l’épidémie – plus de 2800 nouveaux cas et 57 malades hospitalisés en vingt-quatre heures selon le décompte de mardi – pousse des experts à réclamer des décisions plus énergiques de la part des autorités. Et vous, qu’en pensez-vous?

115 commentaires
    bibi

    Pour ceux qui adhèrent encore aux idées naives de @bullshit detector et autres négasionistes:

    "Je n’ai pas de solution, à part d’insister sur la responsabilité individuelle. Pour certains, notamment les jeunes, ce virus n’existe pas. Mais notre troisième patient avait 27 ans et aucune prédisposition à part un embonpoint. On a eu des patients de 35 et 40 ans en bon état de santé.

    Nous suivons les malades six mois et un an après leur hospitalisation aux soins intensifs. Nous recevons actuellement les premiers patients Covid d’avril. Ils sont complètement traumatisés. Ce sont des survivants. Les proches aussi sont très mal car on les a empêchés de voir les malades. Chez tous les patients, on observe une grande fatigue, même chez les jeunes. C’est le symptôme principal. Les troubles de l’odorat, du goût et de l’audition persistent également. On décèle aussi des troubles neurologiques très fins, touchant la mémoire. On sait désormais que le Covid atteint le cerveau, le cœur et les poumons. Ce n’est définitivement pas une grippette." (Prof. Jéròme Pugin , HUG dans 24h)