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PakistanUn des cerveaux présumés des attentats de Bombay incarcéré

L’un des cerveaux présumés des attentats de Bombay, qui avaient fait 166 morts en 2008, a été arrêté pour une affaire distincte de financement du terrorisme au Pakistan.

Zakiur Rehman Lakhvi faisait partie des sept suspects inculpés et incarcérés au Pakistan en liaison avec les attaques de Bombay.
Zakiur Rehman Lakhvi faisait partie des sept suspects inculpés et incarcérés au Pakistan en liaison avec les attaques de Bombay.
AFP

Les autorités pakistanaises ont de nouveau arrêté samedi un des cerveaux présumés des attentats de Bombay, qui avaient fait 166 morts en 2008, mais pour une affaire distincte de financement du terrorisme, ont annoncé les services antiterroristes pakistanais.

Zakiur Rehman Lakhvi, qui est âgé d’une soixantaine d’années, est un des leaders du Lashkar-e-Taïba (LeT), une organisation aujourd’hui interdite qui était la branche armée de la Jamaat-ud-Dawa (JuD), influente organisation islamiste pakistanaise soupçonnée par l’Inde d’être liée aux attentats de Bombay.

Il a été arrêté dans la ville de Lahore (est) où il dirigeait un dispensaire, ont annoncé dans un communiqué les services antiterroristes de l’État pakistanais du Pendjab. Il utilisait ce dispensaire pour collecter des fonds servant à ses activités militantes, ont-ils ajouté sans donner de précisions.

Libéré en 2015

Zakiur Rehman Lakhvi avait été libéré de prison en 2015. Il faisait partie des sept suspects inculpés et incarcérés au Pakistan en liaison avec les attaques de Bombay. Cette libération sous caution de Lakhvi avait été ordonnée à plusieurs reprises par la justice pakistanaise mais avait alors tardé à se concrétiser, au fil d’une saga politico-judiciaire qui avait pesé sur les relations entre le Pakistan et l’Inde.

En février 2020, un autre des responsables présumés des attaques de Bombay, Hafiz Saeed, avait été condamné à cinq ans et demi de prison par la justice pakistanaise. Zakiur-Rehman Lakhvi doit être présenté à un juge antiterroriste à Lahore.

AFP