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AboDrame à Genève
Un jeune policier abattu par son cousin

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Les hommages de ses collègues pleuvent sur les réseaux sociaux. Un jeune policier a été abattu ce dimanche sur la commune de Jussy. Ce gendarme né en 1996, qui travaillait dans les services de police de proximité au sein de la police cantonale genevoise, a été victime d’un homicide. Le Ministère public le confirme dans un communiqué. Selon nos informations, l’auteur des faits a également tué son propre chien.

Le drame a eu lieu dans la matinée. Le gendarme, un sportif d’élite spécialisé dans l’aviron, se rend chez son cousin, un agriculteur de 44 ans. L’homme vit avec sa mère dans une ferme située au cœur du village de Jussy et est bien connu dans la région. Il occupe des fonctions politiques et est membre de la compagnie des sapeurs-pompiers de sa commune. Tout comme la victime, qui n’était pas en intervention au moment des faits.

Coups de feu dans la grange

Le gendarme aurait escaladé une fenêtre pour se rendre dans la grange, où se trouvait son cousin. Celui-ci tire alors plusieurs coups de feu dans sa direction, le blessant mortellement. Il contacte la police pour se rendre, indique le Ministère public dans son communiqué. Celle-ci débarque en force dans le petit village d’Arve-et-Lac. Le secteur est bouclé. L’auteur présumé est interpellé et mis à disposition du Parquet.

Le tireur a récemment perdu son père, il y a tout juste deux semaines. Le jeune gendarme a-t-il été envoyé par sa famille pour s’enquérir de son état psychologique, comme nous l’indiquent plusieurs sources? Était-il en proie à des idées noires? L’enquête, menée par la brigade criminelle de la police judiciaire sous la direction de la première procureure Anne-Laure Huber, le dira. Le chien, lui, aurait-il pris une balle destinée au visiteur? Le suspect a-t-il eu peur d’un cambrioleur? Les investigations en cours permettront d’y voir plus clair. 

Un village sous le choc

Dans le village, c’est la stupeur. Habitants et promeneurs ont été alertés par de nombreuses sirènes de police en fin de matinée. «Il y avait des policiers toute la journée devant la ferme du suspect», relève un retraité. Mais les riverains n’ont appris la nature du drame qu’en soirée. Au lendemain des faits, celui-ci est encore sur toutes les lèvres, notamment car ici, tout le monde connaît la victime et l’auteur présumé.

«L’homme qui a tiré était quelqu’un de combatif au niveau politique, mais de sympathique, très intégré, raconte un habitant. Personne n’aurait pu penser qu’il commettrait un tel geste. Je l’ai croisé samedi dernier lors d’un exercice des pompiers. Il m’a semblé tout à fait normal, ni particulièrement affecté par le décès de son père. Je n’ai vu aucun signe avant-coureur.»

Un retraité raconte: «On connaissait tous ces deux personnes de près ou de loin. Ici, c’est tout petit, vous savez.» La victime, elle, «était quelqu’un qui était toujours prêt à aider», raconte un riverain. Un bistrotier a vu récemment le jeune homme lors de son travail en brigade. «Il a travaillé à la Pallanterie et vivait à Meinier», précise un client. «Il était aussi champion d’aviron et nous avons livré des repas pour son club, ajoute le restaurateur. C’était un jeune très sympa.»