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ÉditorialUn journal local, ça sert à quoi?

Des Diablerets jusqu’à Vevey, il y a des noms qui résonnent. Ceux des journaux qui ont accompagné des milliers de citoyennes et citoyens dans leur vie de tous les jours. Et qui nexistent plus aujourdhui. La «Feuille d’Avis de Vevey», «L’Est vaudois», «La Presse Riviera-Chablais», «Le Messager des Alpes», «Le Régional», j’en passe et des meilleurs. Aujourd’hui, un entrepreneur passionné se lance dans l’aventure avec un soutien éditorial, logistique et financier de Tamedia.

Dans le petit monde médiatique où les éditeurs zurichois n’ont pas toujours bonne presse de ce côté-ci de la Sarine, la nouvelle est aussi bonne que rafraîchissante. Au moins autant que celle d’une fondation genevoise qui rachète un quotidien de référence et dont l’ambition première est de soutenir la diversité médiatique romande. Lancer deux nouveaux journaux payants aujourd’hui a la saveur du pari et la couleur de l’espoir. Le pari qu’ils seront lus; l’espoir, raisonnable, raisonné, calculé qu’ils seront rentables. Sans une distorsion de la concurrence et un risque pour l’indépendance éditoriale qu’aurait constitués une aide directe à la presse comme, par exemple, une participation publique de x francs par contribuable. Avec de la création d’emplois à la clé dans un secteur qu’on dit trop souvent sinistré.

«Devenir ensemble un véritable laboratoire du journalisme de proximité.»

La collaboration que «24 heures» entend mener avec ces deux futurs titres n’est pas totalement nouvelle. Elle prend racine sur ce que nous faisons aujourd’hui déjà dans le district de Morges. Une collaboration imaginée il y a cinq ans par Cédric Jotterand, rédacteur en chef et propriétaire du «Journal de Morges». Et qui a proposé à mon prédécesseur, Thierry Meyer, le modèle d’une rédaction locale qui pouvait servir à la fois un hebdomadaire sur son territoire et les besoins du grand quotidien vaudois. Sur des rythmes différents, en fonction des attentes de leurs lectorats propres. En complémentarité plutôt qu’en concurrence. Au service de tous ceux qui les lisent, sans que les audiences respectives ne seffritent, bien au contraire.

Disons-le franchement, l’accueil de ceux que nous avons consultés a été enthousiaste. On sent que lappétence pour une information locale de qualité est là. Avec Armando Prizzi, nous souhaitons que nos trois titres tissent du lien, dans ces régions magnifiques entre lac et montagne qui vivent autant de leur particularisme que de leur destin commun. Nous imaginons devenir ensemble un véritable laboratoire du journalisme de proximité, que cela soit sur papier ou sur digital.

4 commentaires
    Frederic Borloz

    Après quelques années de recherches de solutions pour augmenter la quantité d’information régionale, je ne peux que saluer le lancement d’un journal qui vient compléter d’un côté le travail de RadioChablais et de l’autre celui de 24H ou du Nouvelliste. Ainsi notre

    Région sera mieux connue de ses habitants.