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Télévision numériqueUn labo vaudois traque les films piratés sur le web

La société Nagra, du groupe Kudelski, est devenue un des acteurs majeurs de la lutte contre le piratage des images et du son. 2020 a été l’année de plusieurs grosses affaires, de l’Europe au Brésil.

Le responsable de la lutte antipiratage de Nagra (groupe Kudelski), Pascal Métral.
Le responsable de la lutte antipiratage de Nagra (groupe Kudelski), Pascal Métral.
JEAN-PAUL GUINNARD

Des boîtiers électroniques s’alignent sur des étagères d’un «lab», un laboratoire de tests, situé dans les locaux du groupe Kudelski, à Cheseaux-sur-Lausanne. À ne pas photographier: des marques bien visibles sont apposées sur ces engins soupçonnés de mettre à disposition du public des films, des séries ou des matches sportifs de manière illicite, en contournant la loi sur les droits d’auteur. Ces boîtes sont analysées afin de remonter à la source des diffusions et de déterminer leur éventuel caractère illicite.

De l’enregistreur aux enquêtes

Depuis 2003, Pascal Métral, un ancien avocat au barreau, mène les activités judiciaires d’antipiratage de la société Nagra, la division télévision digitale du Groupe Kudelski. La marque renvoie à de prestigieux enregistreurs apparus dans les années 1950, autrefois analogiques, aujourd’hui numériques et miniaturisés, qui ont fait le bonheur de reporters de radio ou de services d’espionnage. «Nagra» signifie d’ailleurs «il enregistre» en polonais.

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