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Transition durableUn potager clés en main va germer à Nyon

Soixante parcelles en location accueilleront les jardiniers amateurs au domaine de Bois-Bougy dès l’an prochain. Les inscriptions, surtout par paires, affluent déjà.

Fort de son succès, le potager clés en main de Prangins imaginé par Caroline Serafini (en photo) aura bientôt un jumeau à Nyon.
Bio et collaboratif
Fort de son succès, le potager clés en main de Prangins imaginé par Caroline Serafini (en photo) aura bientôt un jumeau à Nyon.
FLORIAN CELLA

À Nyon, un jardin maraîcher destiné aux particuliers et cultivé avec l’expertise de professionnels sortira de terre au printemps. Au sein du domaine de Bois-Bougy, Samuel Baumgartner mettra 3000 mètres carrés à disposition du projet. «J’ai accepté de me lancer pour que les gens voient par eux-mêmes la difficulté de cultiver des aliments et ressentent l’énergie de la terre», confie l’agriculteur enchanté à l’idée de partager sa réalité.

«J’ai accepté de me lancer pour que les gens ressentent l’énergie de la terre.»

Samuel Baumgartner, agriculteur


«M
on rêve, c’était d’avoir un jardin bio du genre à la sortie du Boiron», rayonne Elisabeth Petraki, qui a d’abord expérimenté le concept du potager clés en main (lire «24 heures» du 12 octobre) mis au point à Prangins. Mais d’emblée en duo. «On a pris une parcelle qu’on a partagée et on a beaucoup apprécié, relate la Nyonnaise, car nos enfants pouvaient jouer ensemble et c’était plus aisé de se relayer durant les vacances d’été.» C’est là qu’avec son binôme François Lhuissier elle a décidé de repiquer l’idée dans sa commune. Très vite rejoint par Patrick Perroud, membre fondateur du potager de Prangins, le petit comité a pu s’assurer du soutien de la Ville de Nyon.

Un lopin pour deux

Deux est décidément le maître nombre de ce second jardin participatif fondé sous l’égide de l’association Au-Potager. La plupart des intéressés qui se sont déjà annoncés ont choisi le partenariat (700 francs annuels pour deux ménages contre 650 pour un seul). Et ils sont nombreux: sur les 60 lopins de terre prévus, les deux tiers ont déjà trouvé preneur. «Il y a clairement une demande d’accès à la terre, constate Caroline Serafini, l’instigatrice du potager de Prangins. Avec le Covid, les gens se demandent davantage d’où vient leur nourriture.» D’ailleurs, des démarches ont déjà été entreprises pour que de tels potagers puissent prochainement éclore à Le Vaud et Versoix.

1 commentaire
    P. Milraux

    Cela fait du bien d'être à l'extérieur mais peu de gens savent jardiner. Pourtant, c'est un vrai plaisir.