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Procès à LausannePrison avec sursis requise contre le psychiatre accusé de viol

Le prévenu est mis en cause par deux ex-patientes pour des faits survenus après leurs thérapies.

Le prévenu à son arrivée au Tribunal de Montbenon, avant l’audience, en compagnie de son avocat Me Loïc Parein.
Le prévenu à son arrivée au Tribunal de Montbenon, avant l’audience, en compagnie de son avocat Me Loïc Parein.
Patrick Martin

Les relations entre un psychiatre lausannois et deux de ses ex-patientes étaient au cœur des débats, mercredi, devant le Tribunal correctionnel de larrondissement de Lausanne. Toutes deux ont eu plusieurs rapports sexuels avec le spécialiste, dans son cabinet, après la fin de leur thérapie. Des moments convenus, initialement pour discuter autour dun café, et dont les parties offrent aujourdhui une lecture opposée.

Le cas dAnna*, dabord, dont nous avions recueilli le témoignage en amont du procès. Elle est suivie de 2006 à 2011 en raison dune dépression. Le psychiatre diagnostique un trouble de la personnalité borderline. Après cinq ans, estimant que létat de sa patiente sest amélioré, il met fin au traitement. Il ajoute quil ne veut plus la voir, «sauf pour un café». Les derniers mois de la thérapie ont fait naître «une complicité certaine», relève le Ministère public. Alors, en 2012 puis en 2013, Anna recontacte le psychiatre par e-mail. Pour un café puis dautres. Entre-temps, elle a divorcé et perdu sa mère. «Je me sentais dans lobligation de rendre compte déléments de ma vie dont nous avions parlé pendant ma thérapie, explique la plaignante. Jétais de nouveau en crise, il devait le savoir car il connaissait mon fonctionnement.» Après le décès de sa mère, elle voit en lui la seule personne capable de la comprendre. Elle explique aujourdhui quelle cherchait de laide, même si elle ne lexplicitait pas dans ses e-mails.

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