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ChiliUne éclipse totale de Soleil menacée par les intempéries

Plus de 100’000 personnes espèrent assister à une éclipse totale de Soleil lundi, dans la région de l’Araucanie, au sud du Chili.

Pour assister à l’éclipse totale, il faut se trouver sur la trajectoire de l’ombre lunaire, sur la bande étroite de 90 km.
Pour assister à l’éclipse totale, il faut se trouver sur la trajectoire de l’ombre lunaire, sur la bande étroite de 90 km.
AFP

Les milliers de touristes et de scientifiques ayant afflué dans la région chilienne de l’Araucanie (sud) pour assister à une éclipse totale de Soleil lundi, pourraient voir ce spectacle gâché par les nuages et les pluies qui tombaient samedi. Les prévisions météorologiques indiquent une probabilité de pluie de 100% pour lundi à 13H00 (locales, 17H00 en Suisse) à Pucon, au moment de l’alignement entre la Terre, la Lune et le Soleil.

L’espoir pour les quelque 120’000 visiteurs déjà arrivés dans la ville de Pucon, à quelque 800 kilomètres au sud de Santiago, c’est que la tempête s’arrête lundi, a expliqué à l’AFP le maire de la ville, Carlos Barra. «Le climat ici est si changeant qu’il suffit que les vents changent. Le jour de l’éclipse sera partiellement nuageux, je ne dis pas dégagé, et froid», a estimé l’édile.

Une bande de 90 km

Pour assister à l’éclipse totale il faut se trouver sur la trajectoire de l’ombre lunaire, sur la bande étroite de 90 km où le noir sera total pendant deux minutes et neuf secondes. En juillet 2019, le phénomène spectaculaire avait assombri le ciel pur du nord du Chili, où se trouvent plusieurs observatoires astronomiques, et rassemblé 300’000 personnes au milieu du désert de l’Atacama.

Dans la région d’Araucanie (sud), les restrictions sanitaires pour contenir la propagation du coronavirus ont freiné cette fois l’affluence, alors que le bilan de la pandémie au Chili est de 569’781 personnes infectées et 15’846 morts. Face à la recrudescence des contagions ces dernières semaines, les autorités locales ont dû demander de ne pas venir à Pucon afin de ne pas mettre en péril la saison touristique habituelle, qui bat son plein en janvier et février. Les accès à Pucon continuaient cependant à s’emplir samedi de voitures, motos et caravanes, du fait de l’attrait exercé par ce phénomène astronomique extraordinaire.

AFP/NXP