AboQuatre Romands témoignentUne médaille olympique, cela change la vie?
Timea Bacsinszky, Sergei Aschwanden, Magali Di Marco et Sophie Lamon ont vécu le bonheur du podium. Et, parfois, des conséquences auxquelles ils n’étaient pas préparés.

Magali Di Marco: «On m’a proposé des jobs foireux»

Ce samedi 16 septembre 2000, sur la terrasse d’un restaurant de Darling Arbour, à Sydney, Magali Di Marco cajole autant sa médaille de bronze conquise quelques heures plus tôt au terme de la première épreuve de l’histoire olympique du triathlon que la main de Gianni, son compagnon. Éreintée par l’effort déployé sur le parcours et par les sollicitations médiatiques auxquelles elle n’est pas aguerrie, elle savoure dans l’intimité, anonyme au sein d’une foule festive, sa nouvelle image de «petite reine du sport romand.» «Sur place, je m’étais rendu compte que j’avais réussi un gros truc, se remémore-t-elle vingt et un ans plus tard. Je n’avais jamais reçu autant d’appels, de messages, de demandes d’interviews. Avant cela, les médias s’intéressaient assez peu à moi. Ce jour-là, j’avais découvert ce qu’était la notoriété.»























