EPFLUne membrane prometteuse pour des masques réutilisables
Un papier-filtre mis au point par la haute école vaudoise s’annonce comme un allié efficace contre une vaste gamme de virus.

Des chercheurs issus de l'EPFL ont mis au point une membrane capable de détruire des bactéries et des virus. Cette solution prometteuse peut éliminer en quelques secondes des populations de bactéries Escherichia coli ainsi que des brins d'ADN. Elle pourrait aussi s'attaquer à une vaste gamme de virus, dont le SARS-CoV-2.
Cette membrane pourrait être utilisée pour les masques de protection individuelle, ainsi que dans les systèmes de ventilation ou de climatisation. Le procédé, qui est en train d'être développé par la start-up Swoxid, a fait l'objet d'une parution dans la revue Advanced Functional Materials, annonce vendredi l'EPFL.
Lumière
Semblable à du papier-filtre, la membrane est composée de nanofils d'oxyde de titane. Lorsque ce matériau reçoit un rayonnement ultraviolet, ces fibres transforment l'humidité qu'elles retiennent en agents d'oxydations qui ont la capacité de détruire les agents pathogènes, explique le communiqué.
Les chercheurs affirment – sans l'avoir encore démontré expérimentalement – que le processus s'appliquerait aussi à une vaste gamme de virus, dont le SARS-CoV-2, souligne l'EPFL. Ils ajoutent que la fabrication de ces membranes serait simple à mettre en oeuvre à une échelle industrielle.
Masques réutilisables
Les masques pourvus d'une telle membrane pourraient être stérilisés et réutilisés jusqu'à mille fois. De quoi prévenir toute pénurie et limiter fortement la quantité de déchets produits par les masques chirurgicaux.
ATS/NXP
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