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DécryptageUne montre coquine et plus si affinités

La nouvelle exposition du Château de Prangins explore les questions liées à l’amour et à la sexualité au XVIIIe siècle.

Montre à automate et musique, fabriquée vers 1820 à Genève
Montre à automate et musique, fabriquée vers 1820 à Genève
Musée international d’horlogerie, La Chaux-de-Fonds

«Et plus si affinités…» Reprise par le Château de Prangins pour sa nouvelle exposition, la formule paraît contemporaine. Avec tout ce qu’elle suggère d’intimité partagée, elle vient pourtant de loin. Très exactement du siècle des Lumières. Dans «Les affinités électives», Goethe s’inspire de travaux de chimie pour décrire la proximité des cœurs et l’attraction magnétique des corps. L’amour et la sexualité restent indissociables. Si la quête du plaisir va aujourd’hui de pair avec le consentement mutuel, qu’en était-il au XVIIIe siècle, celui de Goethe justement? En présentant quelque 250 objets de la vie quotidienne, et à travers une brassée de documents inédits, le Musée national suisse se penche sur la question.

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