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Portrait d’Élisabeth Baume-SchneiderUne personnalité pugnace pour la formation à Lausanne

La nouvelle présidente de la Haute École de travail social et de la santé de Lausanne est jurassienne et entend bien défendre des formations «qui le méritent».

PATRICK MARTIN

«Attendez, j’envoie encore vite ce courriel et je suis à vous! Un café? Grand, petit? Un verre d’eau?» Elle parle et fait les choses à la vitesse de la lumière, Élisabeth Baume-Schneider. Disons-le: elle ne tient pas en place. La rencontre a lieu en fin de matinée dans une splendide ferme rénovée des Franches-Montagnes.

Tout en répondant précisément et avec vigueur aux questions, l’ancienne ministre jurassienne vaque à la préparation du repas. L’interview sentira bon la cuisine. Qui est-elle au juste? Elle prend le temps de réfléchir. «Cette première question est difficile. À 57 ans, je me rends compte que, pour être crédible, je dois trouver ma place différemment. Dans notre société où la jeunesse compte à juste titre beaucoup, je suis du côté des plus âgés et cela peut être perturbant.» Elle s’interrompt. «Je cours chercher la farine, OK? C’est pour mes knöpflis.» Elle disparaît dans un coin de la maison pour réapparaître aussi vite. Donc les jeunes vous perturbent? «Pas du tout, mais je fais partie des anciens politiciens. Cela ne me préoccupe pas de manière négative, mais ça insuffle plutôt un élan.» Est-ce qu’on lui fait encore confiance? «Je pense que oui.»

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