AboUne réussite éclatanteReese Witherspoon, la revanche d’une blonde
Comédienne, productrice, propriétaire d’une marque de vêtements, animatrice d’un club de lecture et maman comblée, la star américaine, au casting de la série «The Morning Show», dont la saison 3 vient de débuter sur Apple TV+, est aujourd’hui l’actrice la plus riche du monde.

Qui est la mère, qui est la fille? La question se pose sérieusement lorsqu’on regarde l’image postée le 9 septembre dernier par Reese Witherspoon sur son compte Instagram. Sur la photo, deux jeunes femmes bras-dessus bras-dessous sourient pour l'objectif. L’une est la célèbre star hollywoodienne de 47 ans, l’autre sa fille aînée, Ava, qui fête ce jour-là ses 24 ans. Des vingt-trois années qui séparent la mère et la fille, on ne voit rien. Pacte avec le diable? Génétique particulièrement favorable? Mystère… Mais force est de constater que depuis ses débuts au cinéma, il y a presque trente ans, Reese Witherspoon n’a pas pris une ride.
«À l’époque, j’ai parlé à plein de gens de ce manque de rôles féminins forts. Tous étaient horrifiés, mais personne ne bougeait. Alors j’ai décidé que je serai celle qui changerait les choses.»
Blonde, yeux bleus, sourire ravageur… Laura Jeanne Reese Witherspoon, née en Louisiane en 1976, avance dans la vie avec un avantage certain. Soit un physique taillé pour les rôles d'héroïnes de comédies romantiques comme les affectionne Hollywood. Coqueluche du box-office depuis son rôle de fausse ingénue au look de Barbie dans le carton «La revanche d’une blonde» sorti en 2001, oscarisée en 2006 pour son interprétation de l’épouse de Johnny Cash dans le biopic «Walk The Line», tout sourit à la petite fiancée de l’Amérique de 1,57 mètre. Las… les années passant et quelques bides plus tard, sa cote de popularité s’effondre. Trop blonde, trop jolie.

Une femme combative
En 2011, après la lecture d’un énième scénario pour un rôle de stupide ingénue, la diplômée de l’Université de Stanford de 35 ans réagit, comme elle le confiait dans un entretien à «Paris Match»: «J’étais hors de moi. Je n’arrivais pas à y croire.» Et d’ajouter: «À l’époque, j’ai parlé à plein de gens de ce manque de rôles féminins forts. Tous étaient horrifiés, mais personne ne bougeait. Alors j’ai décidé que je serai celle qui changerait les choses.»
En 2012, l’actrice tente le tout pour le tout et investit toutes ses économies pour créer sa boîte de production, Pacific Standard. Et acheter, pour les produire, les droits de deux best-sellers qu’elle a adorés et qui mettent en scène des personnages féminins forts: le thriller «Gone Girl», et «Wild» dans lequel elle s’offre aussi le rôle principal. Les deux films cartonnent et rapportent à la désormais actrice-productrice plus d’un demi-milliard de dollars.
Profondément féministe, devenue femme d’affaires, elle continue sur sa lancée en s’associant à des stars comme Nicole Kidman et Jennifer Aniston pour produire des séries à la hauteur de leurs talents: «Big Little Lies» et «The Morning Show» sont aussi des succès.
Empire médiatique
Rebaptisée «Hello Sunshine» en 2016, sa société devient alors un véritable empire médiatique produisant films, séries, podcasts autour d’un même leitmotiv féminin. Mais l’ambitieuse ne s’arrête pas là. Passionnée de bouquins, elle crée le Reese Book Club, un club de lecture qui compte aujourd’hui plus de 2 millions d’abonnés sur Instagram. En hommage à ses origines sudistes, elle lance aussi sa marque de prêt-à-porter, Draper James.
Mère de trois enfants, divorcée deux fois, l’actrice a su imposer sa réussite. Et même si elle n’a pas la carrière cinématographique et l’aura d’une Julia Roberts ou d’une Meryl Streep, elle est, selon le magazine «Forbes», et depuis la revente cet été de sa boîte de production, l’actrice la plus riche du monde avec une fortune évaluée à 400 millions de dollars. Pas de doutes, la blonde a bel et bien pris sa revanche.
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