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Théâtre à MézièresUne saison pleine d’émotions après une année blanche

Directeur du Théâtre du Jorat, Michel Caspary a conçu un programme «optimiste» pour la saison 2021. Avant-goût.

La chanteuse Aubrey Logan, à l’affiche de «Let’s rock».
La chanteuse Aubrey Logan, à l’affiche de «Let’s rock».
DR

«Une saison blanche et des chiffres noirs.» Michel Caspary manie l’antithèse pour résumer cette drôle d’année 2020 sans spectacle au Théâtre du Jorat, à Mézières. Les portes de la Grange sublime sont restées closes en cette période de pandémie, mais les finances n’ont pas sombré. «C’est un miracle de terminer l’exercice avec des comptes équilibrés, souligne le directeur. Nous avons reçu un soutien incroyable de nos partenaires publics et privés. Beaucoup de spectateurs ont renoncé à se faire rembourser leurs billets.»

C’est donc l’esprit apaisé que le capitaine des lieux a dévoilé (en vidéo, restrictions obligent) la moisson 2021. «J’ai voulu mettre beaucoup d’émotions dans cette saison, et de l’optimisme, vu les circonstances.» Avec dix-neuf spectacles, dont huit reports, le menu est riche, panaché, joyeux.

Pour allumer les feux, Nicolas Fraissinet nous mettra «Des étoiles dans les yeux» en chanson (21 avril). Tout au long de la saison, la musique se déclinera dans un kaléidoscope. Elle oscillera du classique à la pop, le rock ou la soul dans un concert tonitruant concocté par la Geneva Camerata et la chanteuse Aubrey Logan («Let’s rock», le 7 mai).

Elle deviendra sucrée et badine avec Gaëtan (30 mai), puis légère et irrévérencieuse dans «Dédé», opérette d’Henri Christiné marquant la 6e étape de la Route lyrique de l’Opéra de Lausanne (6 juin). Elle se fera plus tendre avec la recréation du spectacle musical de Pascal Schopfer, «Des tours autour de Nougaro» (27 juin), avant de se parer de variations mélancoliques grâce à la voix vibrante de Maria de la Paz (12 sept.).

Patrimoine local

Le Théâtre du Jorat, c’est aussi un pan de patrimoine local. À la fin du printemps, l’Ensemble Vocal de Lausanne et le Sinfonietta de Lausanne redonneront vie à un spectacle mythique, «Le Roi David», cent ans jour pour jour après la création de cet oratorio écrit par Arthur Honegger et René Morax (11 et 13 juin). «Ce sera un triple anniversaire, souligne Michel Caspary, puisque l’Ensemble Vocal de Lausanne fête ses 60 ans, et le Sinfonietta ses 40 ans.»

«J’ai voulu mettre beaucoup d’émotions dans cette saison.»

Michel Caspary, directeur du Théâtre du Jorat

Éclectique, la Grange sublime abritera de belles soirées théâtrales avec «Charlie», nouvelle création de Christian Denisart (9 mai), l’excellente «Locandiera, quasi comme» signée Brigitte Rosset et Christian Scheidt (20-21 mai), «La Mouette» de Tchekhov par Cyril Teste (accueil de Vidy, 18-20 juin), les bouleversantes «Histoires d’Ils» d’Yvette Théraulaz (1er oct.). Sans oublier ce spectacle touchant, inspiré de témoignages de paysans, «Le Suisse trait sa vache et vit paisiblement?» (23 sept.).

Au rayon humour, du lourd, avec la revue «Confinage» (29 avr.), Yann Marguet et son incontournable «Exister, définition» (1er juin), Brigitte Rosset et sa succulente «Cuisine intérieure» (3 sept.) et Karine C qui «se wifi de tout & de rien» (17 sept.). La saison s’achèvera avec la «Caravane en Chœur» de Lionel Frésard et Jean-François Michelet (7 oct.). Tout en douceur.

Ouverture de la billetterie le 4 déc.www.theatredujorat.ch