Passer au contenu principal

Égalité en SuisseUne session des femmes organisée au Parlement

Cette édition aura lieu du 29 et 30 octobre 2021. L’occasion de discuter des questions relatives à l’égalité.

Une session des femmes aura lieu au Parlement fédéral les 29 et 30 octobre 2021.
Une session des femmes aura lieu au Parlement fédéral les 29 et 30 octobre 2021.
Keystone/Anthony Anex

Les femmes de toute la Suisse peuvent s’inscrire depuis mardi sur les listes électorales pour la deuxième Session officielle des femmes au Parlement fédéral en octobre, annonce alliance F dans un communiqué. Cet événement débouchera sur des demandes concrètes au Conseil fédéral.

La première session des femmes avait eu lieu en 1991. Cette deuxième édition, qui aura lieu au Parlement fédéral les 29 et 30 octobre 2021, sera l’occasion de discuter des questions relatives à l’égalité et de présenter ensuite des requêtes concrètes au Conseil fédéral et au Parlement.

Les femmes ont obtenu le droit de vote et d’éligibilité au niveau fédéral, il y a cinquante ans. Cependant, les décisions politiques ne sont toujours pas prises sur un pied d’égalité par les femmes et les hommes, regrette alliance F.

Femmes minoritaires

Les femmes sont encore minoritaires dans presque toutes les instances politiques et l’égalité sociale et économique n’est pas atteinte. «Il est grand temps que cela change», estime la faîtière des organisations féminines suisses.

Toutes les femmes actuellement en exercice au gouvernement, au Conseil national, au Conseil des États ou dans les parlements cantonaux ont déjà été invitées à participer à cette session. Les sièges restants seront attribués par une procédure démocratique.

Depuis mardi, les femmes de toute la Suisse peuvent soit s’inscrire en tant que candidates, soit en tant qu’électrices. Le vote aura lieu entre le 14 et 31 mai 2021.

Alliance F a par ailleurs lancé une campagne de financement participatif pour couvrir une partie des coûts de cette session. Il lui manque 30 000 francs pour pouvoir organiser cet événement.

ATS

2 commentaires
    Gilles Hieron

    Les femmes sont encore minoritaires dans presque toutes les instances politiques et l’égalité sociale et économique n’est pas atteinte. «Il est grand temps que cela change», estime la faîtière des organisations féminines suisses."

    L'égalité relative à l'état de droit est faite, cela s'appelle l'égalité des droits et l'égalité devant la loi. On est ravi que les femmes l'aient obtenu.

    Ce que vous demandez maintenant c'est autre chose: c'est l'égalité des communistes, à savoir l'égalité de résultat. Et là permettez-nous de ne pas être d'accord.

    En effet, pour l'obtenir, cela implique deux choses.

    Tout d'abord, comme pour toute égalité de résultat qui ne découle pas des libres choix, le seul moyen d'y arriver c'est de traiter différemment les gens sur la base de leurs appartenances catégorielles.

    C'est la négation d'une conception où les individus sont traités en tant qu'individus par l'état. C'est en effet vouloir que les gens soient traités sur la base de catégories et que leurs droits soient déterminés à partir de celle-ci.

    Cela c'est très exactement de la discrimination.

    Ensuite, pour obtenir l'égalité de résultat il faut violer l'égalité des droits et devant la loi, en conférant des droits spéciaux à ceux qui ont un résultat en dessous, pour ramener leur résultat au même niveau. C'est la négation même de l'égalité propre à l'état de droit.

    Il n'est pas question de réintroduire une discrimination à raison du sexe (ou d'autre chose) et de saper l'état de droit.