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Alimentation et écologieUne start-up vaudoise veut remplacer le boeuf par des vers

Lowimpact Food s’est lancée dans la production de protéines alternatives grâce à l’élevage d’insectes.

Cofondateurs de Lowimpact Food, Haidar Hussain, Camille Wolf et Simon Meister veulent développer une source de protéines alternative.
Cofondateurs de Lowimpact Food, Haidar Hussain, Camille Wolf et Simon Meister veulent développer une source de protéines alternative.
Vanessa Cardoso/24 HEURES

Ils sont petits, mais costauds. Les vers qui s’épanouissent dans le local occupé par Lowimpact Food dans l’Impact Hub de Lausanne sont capables de transformer plus efficacement les calories en protéines que les bovins.

«Sur 10 calories consommées, un bœuf va en convertir une à deux sous la forme de protéines, contre cinq pour un ver», explique Simon Meister, biologiste et jeune docteur en science et ingénierie de l’environnement de l’EPFL.

Les vers de farine élevés par la start-up font partie des trois espèces d’insectes dont la commercialisation à des fins alimentaires est autorisée en Suisse. Ils sont nourris avec des drêches, résidu de brassage de la bière.
Les vers de farine élevés par la start-up font partie des trois espèces d’insectes dont la commercialisation à des fins alimentaires est autorisée en Suisse. Ils sont nourris avec des drêches, résidu de brassage de la bière.
Vanessa Cardoso/24 HEURES

S’il faut un joli paquet d’insectes pour atteindre le poids d’une vache, les avantages de cet élevage sont nombreux: «L’équivalent en rejet de CO2 est jusqu’à 100 fois plus faible. Ils nécessitent moins d’eau et beaucoup moins de surface», précise Camille Wolf, chimiste et docteure en science et ingénierie de l’environnement de l’EPFL. Leur cycle de vie est plus court: il suffit de vingt-trois à vingt-quatre semaines pour que les individus arrivent à maturité, contre un à deux ans pour un bœuf.

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