Football et arbitrage vidéoLa Suède résiste encore et toujours à la VAR
Au nord de l’Europe, l’utilisation de la vidéo par les arbitres n’est pas populaire. Le championnat suédois a repoussé sa dernière tentative d’intégration, fin avril.

En Suède, il n’y a pas eu besoin de faire appel à l’assistance technologique pour savoir si la VAR allait entrer en jeu. «Nous n’avons pas présenté de proposition concernant l’arbitrage vidéo lors de la dernière réunion du conseil des représentants et je ne l’envisage pas non plus pour l’avenir», a expliqué mi-avril Fredrik Reinfeldt.
Le président de la Fédération suédoise de football pensait pourtant que cet outil était l’«avenir» du jeu de ballon. «J’étais pour, a-t-il confirmé. Mais c’était parce que je croyais que l’UEFA allait l’imposer à ses membres.»
Tifo et mobilisation des clubs sur les réseaux
Ça n’a pas été le cas et les membres des championnats locaux n’ont pas eu à voter. En amont, 18 clubs – sur les 30 que comptent les deux divisions professionnelles de ce pays scandinave en D1 (Allsvenskan) et D2 (Superettan) – ainsi que deux districts avaient annoncé leur intention de s’y opposer. Ils avaient été nombreux à faire campagne contre la VAR sur les réseaux sociaux.
«La Suède est le seul pays parmi les 30 ligues les mieux classées d’Europe à avoir fait ce choix. Nous sommes fiers de notre démocratie et nous devons la protéger», a appuyé Fredrik Reinfeldt, accessoirement ancien premier ministre suédois.

«Même en Norvège, où la VAR a fait ses débuts en première division l’année dernière, le système n’est pas accueilli avec enthousiasme. Plus de 70 groupes de supporters ont déjà exprimé leur mécontentement», a ajouté de son côté Johan Lindvall, le CEO des ligues professionnelles en Suède. De nombreux clubs de ce pays sont détenus à 51% par des supporters. Des fans qui sont largement opposés à la technologie dans le football.
Vous avez trouvé une erreur?Merci de nous la signaler.



















