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Hôpitaux en souffranceVaud augmente ses capacités de soins intensifs

Les opérations non urgentes sont presque toutes repoussées dans l’ensemble des hôpitaux vaudois. Rebecca Ruiz souhaite que la mesure s’étende à toute la Suisse.

Rebecca Ruiz
Rebecca Ruiz
Patrick Martin/24 heures

La deuxième vague de la pandémie monte rapidement. Le Département de la santé et de l’action sociale (DSAS) annonce mardi des mesures immédiates pour augmenter les capacités de soins intensifs dans tous les hôpitaux. Les interventions non urgentes (électives) sont donc presque toutes repoussées, que cela soit au CHUV ou dans les douze hôpitaux de la Fédération des hôpitaux vaudois (FHV). Le département de Rebecca Ruiz se veut rassurant sur le fait que les urgences, quels qu’en soient les motifs, continuent toutefois de fonctionner.

«Nous souhaitons que le Conseil fédéral décrète l’arrêt des opérations électives à l’échelle suisse»

Rebecca Ruiz

La conseillère d’État décrit une courbe ascensionnelle impressionnante: de 34 mardi, le nombre de patients hospitalisés aux soins intensifs passerait à 80 à la fin de cette semaine, et 160, «potentiellement», en fin de semaine prochaine. Le système hospitalier vaudois encaissera-t-il le choc? Rebecca Ruiz anticipe aussi une possible saturation, qui se manifesterait dans toute la Suisse romande: «Nous souhaitons que le Conseil fédéral décrète l’arrêt des opérations électives à l’échelle suisse, parce que nous voulons être sûrs que le transfert des patients par les cantons romands puisse se faire en Suisse alémanique», assène-t-elle, alors que des annonces sont attendues du Conseil fédéral ce mercredi.

Le système hospitalier vaudois passe en état d’alerte d’un niveau de 3 sur 4. Le Valais vient de passer au niveau 4, soit le maximum. Les Vaudois se sont toutefois basés sur leurs propres besoins pour monter d’un cran, le potentiel débordement du système valaisan sur le vaudois n’y étant pour rien dans cette montée en puissance.

Vendredi, la ministre n’annonçait que 30% d’opérations non urgentes repoussées. Aujourd’hui c’est «presque» 100%. Les cas de cancer sont notamment exclus. Quoi qu’il en soit, la décision du département permet de surmonter la difficulté de recrutement de personnel hospitalier et de libérer des espaces. Pour l’heure, les cliniques privées n’ont pas été sollicitées. L’armée, elle non plus, n’a pas été appelée, «mais la question est en train d’être examinée dans nos hôpitaux», relève Rebecca Ruiz.

En outre, les quatre cellules régionales de crise que compte le canton sont réactivées, pour gérer les demandes de renforts des EMS.

11 commentaires
    John-Smith

    Tellement vouloir être fière de tout contrôler et s'assoir sur la possibilité de travailler en collaboration avec les cliniques privées. Merveilleux gouvernement.