Bien-être des élèvesL’école s’est armée pour la santé des jeunes
Les tout derniers indicateurs justifient les budgets consacrés à la promotion de la santé et de la prévention, selon Frédéric Borloz.

Une «journée bien-être», avec du rugby ou un atelier d’attrape-rêves… Voilà à quoi peut ressembler la prévention en milieu scolaire. Cet exemple, c’est Amandine Forny, enseignante au Gymnase de Renens, qui le donne. Cette journée, pour les élèves de 2e année, s’est déroulée en décembre dernier dans ce gymnase. «On n’était plus dans l’enseignement, on était dans le bien vivre ensemble, c’était préparé pour apprendre un peu plus à mieux se sentir dans sa peau, mieux partager, mieux échanger, explique l’enseignante. C’est parti d’un questionnaire où les élèves ont pu exprimer leurs besoins et la journée a eu un chouette succès.»
Justifier les budgets
Le chef du Département de la formation, Frédéric Borloz, a choisi cet établissement pour présenter le dispositif vaudois de promotion de la santé et de prévention en milieu scolaire (PSPS, dont Amandine Forny est une déléguée pour ce gymnase), ainsi que les tout derniers indicateurs (voir encadré). «L’école est le reflet de la société… Je ne suis pas venu vous dire que nous allions doubler ce budget, ni le réduire de moitié», résume le ministre.
À chaque mal son remède ciblé, sous la coordination de l’Unité PSPS par Marie Torres, sa directrice. De tous les domaines couverts, la santé mentale est au sommet des préoccupations. Pour la directrice, il s’agit de travailler sur «l’axe positif»: «Pouvoir en parler le plus souvent possible en classe lors de débats et d’échanges, cela contribue à enlever le tabou autour de la santé mentale», souligne-t-elle.
Combattre le tabou lié à la souffrance psychique, justement, c’est aussi le but d’une motion de l’ancienne députée Jessica Jaccoud, bientôt débattue au Grand Conseil. Elle demande la possibilité de faire appel à des psychologues externes, et non pas seulement aux psychologues scolaires.
Santé mentale préoccupante
En commission, la majorité de droite l’a refusée, tout comme Frédéric Borloz. Celui-ci fait remarquer que cette proposition est antérieure à l’approbation par le Grand Conseil d’une augmentation du budget de 10 millions. C’est le coût du programme de santé mentale (pas totalement dédié à l’école) initié lors de la pandémie de Covid-19, et pérennisé dès le budget 2024. Ainsi, les ressources internes à l’école sont suffisantes, explique Marie Torres. La proposition Jaccoud «n’est pas pertinente, elle n’amène aucune plus-value», commente-t-elle.
Cette manne de 10 millions pour la santé mentale s’ajoute au budget PSPS de 22 millions, qui finance notamment les postes de 130 infirmières, 95 médecins et 400 médiateurs. «On ne relâche pas la pression», assure Frédéric Borloz.
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