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1862: le forfait fiscal, une invention vaudoise

Dans la seconde moitié du XIXe siècle, il s’agissait de retenir dans notre contrée de riches investisseurs étrangers.

Le Grand Hôtel et Hôtel des Alpes de Territet a été construit à la fin du XIXe siècle grâce à l'argent qu'amenaient dans la région les riches touristes anglais ou russes, à qui on accordait un forfait fiscal.
Le Grand Hôtel et Hôtel des Alpes de Territet a été construit à la fin du XIXe siècle grâce à l'argent qu'amenaient dans la région les riches touristes anglais ou russes, à qui on accordait un forfait fiscal.
Studio Curchod

Le 21 août de cette année-là, après plusieurs mois de joutes échevelées, les députés au Grand Conseil vaudois finissent par adopter une loi fiscale particulièrement favorable aux résidants étrangers. Plus précisément à des touristes fortunés, souvent originaires de Grande-Bretagne, qui se sont sédentarisés sur les rives du Léman par affection pour son paysage, pour la majesté des Alpes qui la couronnent, pour le romantisme littéraire aussi qui l’habite depuis la Nouvelle Héloïse de Rousseau et une célèbre poésie de Lord Byron qui se déroule à Chillon. Dans le sillage de la famille impériale de Russie, qui aime prendre des bains de sel dans un hôtel de Bex à baignoires «wellness», proviennent aussi de Saint-Pétersbourg des courtisans du tsar Alexandre II qui apprécient de plus en plus le microclimat du Haut-Lac lémanique et de ses adrets.

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