Passer au contenu principal

«Comme en 1927, cela m’a fait chaud au cœur d’entendre «Le petit chevrier»

Yolande Tamborini a vécu sa cinquième célébration vendredi, émerveillée. Et aussi surprise qu’en 1955.

En entrant dans l’arène, vendredi, Yolande Tamborini ne s’attendait pas à être prise dans un «tourbillon extraordinaire».
En entrant dans l’arène, vendredi, Yolande Tamborini ne s’attendait pas à être prise dans un «tourbillon extraordinaire».
Odile Meylan

«C’était merveilleux, somptueux: tout m’a plu», s’enthousiasme Yolande Tamborini (96 ans). La Veveysanne, descendante de la famille Obrist, a vécu vendredi sa cinquième célébration: «Elle était aussi surprenante que celle de 1955, et davantage que les représentations de 1977 et 1999. C’est complètement différent.»

«Il faut vivre avec son temps!»

La vaillante nonagénaire, tout heureuse d’avoir été emportée dans un «tourbillon extraordinaire», lâche: «Ils sont costauds à la mise en scène. Comment ont-ils fait pour réussir aussi parfaitement les enchaînements? Et comment s’y sont-ils pris pour enseigner tout ça à autant d’acteurs-figurants? Cela contribue en tout cas à créer une harmonie bien au-delà de la scène.» Yolande Tamborini ne tient pas à se lancer dans une comparaison avec les précédentes célébrations: «Il faut vivre avec son temps! Les jeunes raisonnent toujours différemment. Au début, il n’y avait pas de radio, pas de télévision ni de téléphone portable.»

En 1927, âgée de 4 ans, elle était trop jeune pour venir assister au spectacle, confie-t-elle humblement. Elle l’a vécu à la maison, en entonnant les chants de la Fête, accompagnée par sa maman au piano. «Cette fois, cela m’a fait particulièrement chaud au cœur d’entendre «Le petit chevrier», que je chantais déjà en 1927.» De 1955, elle se souvient des fleurs et des bannerets. En 1977, elle a assisté à trois représentations avec sa mère, «car elle commençait à perdre la mémoire». Célibataire, elle avait ensuite choisi de voir celle de 1999 avec des amis.

«Je ne crains pas la chaleur»

Après la représentation de vendredi, une question la taraude encore: «Comment font-ils pour garder le sol de l’arène aussi propre?» Avant de préciser: «Je ne parle pas du plancher en LED, mais du pourtour sur lequel marchent les vaches.»

C’est beau, c’est propre. Du coup, Yolande Tamborini reviendra pour la dernière représentation, histoire d’en voir une de nuit et une de jour. «Je ne crains pas la chaleur. Et, à mon âge, il ne faut pas faire la difficile. Moi, d’ailleurs, je n’ai toujours vu que la bouteille à moitié pleine.»

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.