«Au PDC vaudois, nous pouvons parler de réconciliation»

Elections fédéralesDevenu le champion du Parti démocrate-chrétien, Claude Béglé s’explique sur sa légitimité et les soucis avec Jacques Neirynck.

Claude Béglé est lancé par sa formation à l’assaut du Conseil des Etats.

Claude Béglé est lancé par sa formation à l’assaut du Conseil des Etats. Image: Florian Cella

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur?

A sept mois des élections fédérales, le Parti démocrate-chrétien vaudois marche sur des œufs, avec une situation interne tout juste apaisée. Son actuel conseiller national Jacques Neirynck, également député au Grand Conseil, avait peu apprécié l’an dernier que la direction du parti lui préfère Claude Béglé comme tête de liste.

L’homme, ancien président de La Poste, n’a pas de mandats politiques (lire ci-contre), mais il est devenu coprésident du PDC vaudois. Le parti le présente en binôme avec Jacques Neirynck dans la course au Conseil des Etats. Interview.

Vous étiez considéré comme parachuté par le parti suisse en 2011. Pourquoi le PDC vous présente-t-il comme tête de liste sans mandat politique?
Comme coprésident avec le député Axel Marion, mon implication à l’interne est reconnue, même si elle est moins visible à l’externe. Ma légitimité a augmenté depuis mes bons scores aux élections fédérales de 2011 et aux cantonales de 2012, malgré des échecs dans les urnes. Ma place en tête de liste s’explique également par le fait que Jacques Neirynck a toujours fait mention de son intérêt pour une candidature aux Etats, mais pas forcément comme tête de liste au National.

Quels seront vos thèmes de campagne?
Je milite pour la création de valeur et d’entreprises grâce au soutien à l’innovation. Autre axe: le pouvoir d’achat de la classe moyenne. Une idée est de lier la fiscalité au nombre d’enfants d’une famille. Je soutiens aussi la gratuité des assurances-maladie pour les enfants et le soutien aux logements abordables. Mon troisième thème est de favoriser l’intégration des étrangers, dont nous avons besoin, en les dédiabolisant, tout en étant intransigeants face à l’intégrisme et aux infractions dues à la délinquance étrangère.

Quelle est la situation du PDC après la crise de l’an dernier?
Nous prenons la bonne direction. Nous pouvons parler de grande réconciliation. Je reste néanmoins prudent. Personne ne discute l’intelligence, les scores et l’apport de Jacques Neirynck à notre parti. Mais nos membres ont eu le sentiment que certaines promesses de sa part ont mis du temps à se concrétiser, ce qui a pu entraîner un ras-le-bol.

On vous dit plus à droite que lui…
Cela dépend des sujets. Ma vision est proche de la droite en matière d’économie et de responsabilité individuelle. J’aime les notions d’effort, de mérite et de résultats. Dans le domaine de la politique vis-à-vis de l’étranger, je suis parmi ceux qui sont le plus tolérants, réceptifs et ouverts. Dans le domaine énergétique, je me rapproche des idées vertes et vert’libérales.

Quelle somme investissez-vous dans cette campagne?
Je participe financièrement à cette campagne comme les autres candidats en fonction de ma place sur la liste. Ma participation ne dépasse pas 10 000 francs.

Le PDC milite pour une large alliance des partis centristes. Comment faire alors que Vaud Libre, la fédération des partis régionaux indépendants, est réticente à votre égard?
Si Vaud Libre ne souhaite pas s’allier à nous, c’est son choix. Je remarque que le groupe que nous formons avec eux au Grand Conseil fonctionne parfaitement. Il faut réfléchir à long terme, également pour les communales de 2016 et les cantonales de 2017. A l’heure actuelle, ni eux ni nous n’atteignons le nombre de députés pour créer un groupe au Grand Conseil chacun de notre côté.

Comment expliquez-vous l’échec de l’initiative du PDC pour défiscaliser les allocations familiales?
Nous avons subi un tir ciblé des autres partis. Ils n’ont pas voulu nous faire de cadeau en année électorale. En outre, les importantes incertitudes qui planent sur les rentrées fiscales ont entraîné une crainte importante chez les votants. (24 heures)

Créé: 13.03.2015, 17h35

Résultats dans les urnes

Claude Béglé s’est présenté à plusieurs élections ces dernières années, sans succès néanmoins. Il a obtenu 13 633 voix au Conseil national en 2011, contre 15 134 pour Jacques Neirynck, qui a été élu.

La même année, il a récolté 14 056 suffrages pour le Conseil des Etats. A la première place, la socialiste Géraldine Savary en avait 73 830. L’année suivante, il gagnait 15 527 voix pour le Conseil d’Etat, contre 97 357 au socialiste Pierre-Yves Maillard, à titre d’exemple.

Au Grand Conseil, il a récolté 1706 suffrages dans le sous-arrondissement de la Riviera.

Articles en relation

Le PDC vaudois confirme son divorce avec Jacques Neirynck

Crise interne Le parti déplore les déclarations «fausses et inacceptables» de son conseiller national et soutient son co-président Claude Béglé. Plus...

Claude Béglé tête de liste pour le National et les Etats

PDC Vaud L'assemblée générale du parti démocrate-chrétien a choisi mardi soir sa locomotive pour les élections fédérales de 2015. L'ancien directeur de La Poste a été désigné à l'unanimité, en l'absence de Jacques Neirynck, excusé. Plus...

Le Parti bourgeois démocratique éconduit Jacques Neirynck

Elections fédérales 2015 En vue des élections fédérales de 2015, le conseiller national du PDC vaudois ne figurera pas sur la liste du PBD. Plus...

Les promesses à répétition de Jacques Neirynck déchirent le PDC vaudois

Politique Démissionnera ou pas? Les atermoiements du conseiller national crispent son parti. Plus...

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

L'actu croquée par nos dessinateurs, partie 4

La caisse maladie demande aux thérapeutes de revoir leurs tarifs à la baisse «pour correspondre aux conditions du marché». Si tel n'est pas le cas, leurs prestations ne seront pas remboursées. Paru le 23 août.
Plus...