La folle virée de Blaise, le disparu du LEB

LausanneL’homme de 38 ans, atteint de trisomie, n’avait plus donné signe de vie depuis mardi à 16 h 30. Ses proches témoignent de leur soulagement.

Blaise travaille depuis dix-huit ans à la Fondation de Vernand.

Blaise travaille depuis dix-huit ans à la Fondation de Vernand. Image: DR

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Ce devait être une journée comme une autre pour Blaise, une de ces journées orchestrées à la minute près. «Depuis dix-huit ans, alors qu’il rentre de son travail à la Fondation de Vernand à Cheseaux où il occupe un poste dans un atelier protégé, il arrive chez nous pile à 17 heures. Il n’est jamais en retard», témoigne sa mère. Sauf que ce mardi, après être descendu du LEB à Union-Prilly en raison d’une panne du train, il a disparu et n’est jamais revenu à la maison. Le Lausannois, âgé de 38 ans et atteint de trisomie 21, a été retrouvé en gare de Châtel-Saint-Denis près de vingt-quatre heures plus tard. Il est sain et sauf.

«Il suffit qu’on lui change son trajet pour qu’il soit perdu», poursuit la sœur de Blaise. En l’occurrence, les passagers qui ont été débarqués du LEB ont dû rejoindre un bus à pied pour terminer le trajet, jusqu’à Chauderon. Blaise a sans doute été désorienté. Ses proches imaginent qu’il a très bien pu rejoindre la gare de Renens par ses propres moyens. «Il a peut-être passé la nuit dans une station, au hasard de sa route. Après, on dirait qu’il a sauté de bus en bus, avec à chaque fois la même demande au chauffeur: se rendre dans une gare. Lui qui n’avait jamais pris un car postal», s’étonne sa sœur.

Toujours est-il que c’est un des chauffeurs qui a averti la police mercredi en milieu d’après-midi. Il aurait déposé Blaise dans une gare du canton de Fribourg. Et c’est effectivement dans la gare de Châtel-Saint-Denis qu’une patrouille de police l’a enfin récupéré, mettant fin à la vive inquiétude de sa famille.

La police n’a pas lésiné sur les moyens pour retrouver Blaise, aussitôt sa disparition annoncée. Un hélicoptère doté d’une caméra thermique, en provenance de Berne, a même survolé toute la ligne du LEB de Chauderon à Bercher. En vain. Des indices ont encore été relevés dans sa chambre, dans les hauts de Lausanne, des chiens se sont imprégnés de son odeur, et un avis de disparition a largement été diffusé. Ses proches ont quant à eux lancé un vibrant appel à témoins sur les réseaux sociaux.

Créé: 18.09.2019, 18h32

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