«Chaque village suisse devrait accueillir une famille de réfugiés»

AsileNicolas Rouge, municipal de Giez et ancien directeur d'Henniez, lance un appel pour un élan d'accueil supplémentaire et réparti sur toute la Suisse. Une motion a été déposée au National.

Nicolas Rouge, municipal de Giez et ancien directeur d'Henniez (archives).

Nicolas Rouge, municipal de Giez et ancien directeur d'Henniez (archives). Image: Jean-Paul Guinnard

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«Une famille de réfugiés par village.» C’est l’appel à «un acte citoyen» lancé ce mercredi matin sur les ondes de la RTS par Nicolas Rouge. L’ancien directeur d’Henniez et actuel municipal des Eaux à Giez raconte avoir eu cette idée en famille. «Je suis un citoyen lambda, je ne suis sur aucune liste. Mais quand on voit ces images qui choquent, ces défilés de Syriens, d’Irakiens et d’Erythréens qui fuient la guerre, on se dit qu’il faut en faire plus.»

Plus facile dans un village

Son projet? Mettre en place un système plus rapide pour faire face à la crise migratoire actuelle. «Il faut mettre les bouchées doubles, et favoriser leur intégration, poursuit-il. Beaucoup sont des familles, qui ont besoin d’être entourées. C’est plus facile dans un village, et mieux réparti que dans des grands centres.»

Pour donner de l’écho à son idée, le municipal l’a exposée à plusieurs parlementaires fédéraux. Et hier matin, une motion reprenant son appel était déposée au Conseil national par Isabelle Chevalley (Vert’libérale/VD). Et Nicolas Rouge entend ne pas en rester là. «Il faut montrer l’exemple, et espérer que ça fasse boule de neige dans les communes. Notre syndic a déjà mis un appartement à disposition.»

En estimant le nombre de localités en Suisse (4168 numéros postaux), Nicolas Rouge estime à 16 000 le nombre de réfugiés que les villes et villages pourraient accueillir.

Le système actuel de répartition des demandeurs d’asile n’est toutefois pas remis en question par la Confédération. «Jusqu’à maintenant il a été jugé qu’il pouvait faire face aux différentes vagues de migrations», relève la porte-parole de l’Office fédéral des migrations, Céline Kohlprath. Les réfugiés passent d’ordinaire 20 à 30 jours dans les centres fédéraux avant d’être répartis proportionnellement dans les cantons qui sont responsables de leur propre système d’accueil.

Du côté de l’Union des communes vaudoise, on ne prend pas position pour l’instant. «A titre personnel je pense que les communes ont effectivement leur rôle à jouer, relève la présidente Claudine Wyssa. Il faut saluer si le système devient plus souple, mais cette idée sera sans doute difficile à mettre en place, les choses sont compliquées. Cette proposition pousse au moins les gens à réfléchir.»

Créé: 16.09.2015, 22h44

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