Cliquer sans dévoiler sa vie privée sur Internet

Innovation Une chercheuse de l’EPFL a mis au point un programme permettant de surfer sans trop se dévoiler.

Image: AZZURO MATTO

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«Recommandé pour vous», «Vous devriez aimer ceci», ou encore «Ce que nous avons sélectionné pour vous». Autant de formules qui apparaissent régulièrement à l’écran lors d’une navigation sur Internet. Un clic ou un «like» peut en effet révéler de nombreuses informations sur nos habitudes de consommation, notre vie privée et nos préférences. Du pain bénit pour certaines entreprises qui s’en servent pour proposer des produits personnalisés selon le comportement des utilisateurs. La plupart du temps, les internautes ignorent ce qu’il adviendra de ces informations. Mahsa Taziki, chercheuse à l’EPFL en informatique, communication et programmation, a créé un programme pour naviguer sur Internet en pleine conscience de ce que l’on divulgue ou non, tout en conservant les avantages des recommandations en ligne.

Concrètement, le système évalue pour chaque clic potentiel la quantité de données transmises par l’utilisateur, le degré d’anonymat, et enfin l’avantage à tirer d’un tel clic. Le résultat s’affiche ensuite sous forme de code couleur. Cela permet à l’utilisateur de juger si un clic en vaut la peine ou non, en comparant les informations transmises et la qualité du service de recommandations. Avec ce système, le choix se fait donc au cas par cas.

La protection des données est au cœur de l’innovation de Mahsa Taziki. Elle permet en effet de répondre à un dilemme: faut-il cliquer sans savoir exactement ce qu’il adviendra de nos données ou alors renoncer et ne pas pouvoir profiter d’un service bien utile?

Avec le système de Mahsa Taziki, un algorithme détermine en temps réel la quantité d’informations dévoilées par un clic pour «liker» ou donner une note à un objet. Selon la chercheuse, le clic implique une perte d’anonymat dans 80% des cas. Il en reste donc toutefois une petite part qui offre une utilité sans compromettre la vie privée.

À l’avenir, la chercheuse de l’EPFL envisage de poursuivre le développement de son système avec une extension pour navigateur Internet, qui permettrait d’être prévenu immédiatement lorsqu’un site empiète trop fortement sur la vie privée, avant même d’interagir avec celui-ci. (24 heures)

Créé: 13.08.2017, 17h06

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