Deep Purple revient sur le lieu où est né «Smoke on the Water», 45 ans après

TerritetDes membres du groupe, Roger Glover et Don Airey, étaient ce dimanche au Grand Hôtel, pour la première fois depuis que Deep Purple y avait enregistré le titre mythique, en 1971.

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«A chaque fois que nous entonnons ce morceau, Ian Gillan, Ian Paice et moi, nous pensons à ce lieu ici, où nous l’avons enregistré, dans des conditions plus que surréalistes (ndlr: lire ci-contre)», confie Roger Glover. Invités hier à titre privé par les copropriétaires du Grand Hôtel de Territet, les musiciens de Deep Purple sont revenus pour la première fois là où précisément le groupe avait enregistré son album Machine Head.

Et, surtout, Smoke on the Water, un des plus célèbres titres de l’histoire du rock, qui a d’ailleurs fait sa renommée. «C’est un moment historique!» commentent, émus, Simon Robinson et Steven Clare, biographe et archiviste du groupe.

Ce sont ces derniers qui ont initié ce retour dans le passé: «Ils nous ont contactés il y a deux mois pour venir ici, endroit mythique à leurs yeux comme pour les musiciens, expliquent Yvon Welte et Claire Vermeil, deux copropriétaires du Grand Hôtel. Nous leur avons donc proposé de relayer notre invitation aux musiciens de Deep Purple.»

Glover se souvient de tout

Roger Glover est le premier à avoir sauté à pieds joints sur cette opportunité, lui qui, une décennie auparavant, avait tenté un premier retour. Il tenait aussi à montrer l’endroit à son épouse, Myriam, et à ses enfants: «Il y a près de dix ans, j’avais fait le tour du bâtiment, avant que le concierge ne me montre juste que le hall. Mais, cette fois, je peux tout voir. Merci de nous accueillir!» lance-t-il aux copropriétaires.

En visitant le bâtiment, le bassiste se souvient de tout: «Lors de l’enregistrement, nous avions isolé le hall pour l’acoustique. Jon Lord était là, près du mur du corridor, et Ritchie Blackmore lui faisait face. Mais les lieux ont bien changé.» Effectivement, depuis lors, le bâtiment a été classé et les volumes revus. Aux côtés de Roger Glover, l’actuel claviériste Don Airey, qui n’avait pas participé à l’enregistrement en 1971, prend moult photos.

«Ian Gillan et Ian Paice n’ont pas pu venir», s’excuse Roger Glover. «Ian Paice est malade et j’ai terminé la nuit avec Ian Gillian à 4 h dimanche matin», précise l’Aiglon Jean-Paul Marquis, responsable de la scène du Casino quand il a pris feu il y a 45 ans, et complice des membres de Deep Purple depuis lors.

Pour sa part, Roger Glover reste très marqué par ce qu’il a vécu en décembre 1971 à Montreux: «Je n’avais jamais vu un tel incendie. A un moment donné, le bâtiment a explosé comme un champignon atomique. Le lendemain matin, à moitié réveillé, les mots Smoke on the Water me sont immédiatement venus à l’esprit. Le producteur et Jon Lord estimaient que c’était un titre de "camés". Claude Nobs m’a néanmoins soutenu et Smoke on the Water est devenu notre tube. Mais ça, nous ne le savions pas alors. Et nous avons quitté le Grand Hôtel, sans connaître notre avenir. D’autant moins que, après nous être fait éjecter de plusieurs endroits, nous pensions que tout le monde était contre nous.» (24 heures)

Créé: 18.07.2016, 10h01

Samedi, Deep Purple a encore une fois entonné Smoke on the Water au Jazz Festival. Un titre devenu l’hymne de la ville et créé dans des conditions peu ordinaires au Grand Hôtel de Territet, il y a plus de quatre décennies. En décembre 1971, le groupe était sur la Riviera pour enregistrer, au Casino, son album Machine Head. Mais l’édifice a été brûlé lors d’un concert de Frank Zappa auquel Jon Lord et ses potes ont assisté. Le lendemain, ils ont ratissé la cité afin de trouver une salle convertible en studio d’enregistrement. Après s’être fait éjecter de l’ancien pavillon du Montreux Palace – trop bruyants selon la police –, ils ont décliné l’offre d’un abri atomique et d’une cave à vin. Sur conseil de Claude Nobs, ils trouveront leur bonheur dans le Grand Hôtel, alors vide. Dans le hall garni de matelas, ils ont enregistré l’album Machine Head avec le studio mobile qu’ils avaient loué aux Rolling Stones, de justesse écarté des flammes. Mais au final, il reste au groupe une plage de sept minutes à remplir et vingt-quatre petites heures pour le faire. «Ce dernier jour d’enregistrement au Grand Hôtel reste pour nous un moment aussi fort que le feu, confie Roger Glover. Nous avions la rage. Sans doute ce qui a contribué au succès de Smoke on the Water

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