Grand-maman trafiquante d’héro condamnée

LausanneUne Portugaise écope de 42 mois ferme et 12 ans d’expulsion pour un trafic jugé conséquent

La cour correctionnelle du tribunal de Lausanne a condamné la trafiquante à 42 mois ferme et une expulsion pour 12 ans.

La cour correctionnelle du tribunal de Lausanne a condamné la trafiquante à 42 mois ferme et une expulsion pour 12 ans.

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C’est exactement la peine requise par le Ministère public. Au terme de son procès devant une Cour correctionnelle de Lausanne la semaine dernière, une jeune grand-maman s’est vu infliger 42 mois de détention, assortis d’une expulsion du territoire suisse durant 12 ans.

Avec ce verdict, les juges se sont ralliés à l’analyse du parquet. Le procureur, Anthony Kalbfuss, évoquait un trafic important et de longue durée, se basant sur d’importantes sommes d’argent retrouvées lors de perquisitions.

Dans l’appartement que l’ancienne caissière occupait à Crissier, 7000 francs dormaient sous un tapis et dans diverses tirelires. Des économies faites avec ses enfants, plaidait la prévenue. Dissimulés chez un ancien employeur, près de 80'000 francs. Un argent qui ne lui appartenait pas et que ses fournisseurs lui auraient demandé de cacher, a-t-elle argué devant le tribunal. Ce dernier ne l’a pas crue, pas plus qu’il n’a pu admettre la provenance des sommes réunies à son domicile. Atteinte de trois types d’hépatite et du sida, cette quinquagénaire était au bénéfice d’une rente AI permettant difficilement de constituer une épargne.

Quant aux circonstances ayant conduit cette ressortissante portugaise, titulaire d’un permis B, à se livrer au deal d’héroïne, elles sont restées confuses. Profondément affectée par sa propre consommation de drogue, la prévenue admet que sa «tête ne fonctionne pas». Embrouillée dans la chronologie des faits, répondant à côté des questions ou brodant des réponses variables durant toute la procédure, elle a donné une version qui n’a manifestement pas été retenue. Elle a soutenu avec fermeté et constance avoir agi par crainte de ses fournisseurs albanais, qui l’auraient violée à maintes reprises, jusqu’à trois fois par jour.

Défenseuse de la condamnée, Stéphanie Zaganescu envisage de faire appel, contestant notamment la propriété du cash retrouvé dans les affaires de sa cliente. Ces montants très élevés ont en effet permis à la justice de conclure à un trafic bien plus important que celui effectivement admis.

Créé: 19.08.2019, 18h30

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