Huissière cheffe de l'Etat de Vaud licenciée

Tribunal fédéralUne femme qui avait eu un comportement irrespectueux à l'égard d'un supérieur a définitivement perdu son emploi.

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Le Tribunal fédéral a confirmé le licenciement avec effet immédiat d'une huissière cheffe vaudoise. Outre d'autres manquements, cette fonctionnaire s'était moquée de son supérieur sur une vidéo postée sur Facebook.

Entrée au service de l'Etat de Vaud en 2000, cette femme avait accédé en 2012 au poste d'huissière cheffe dans un office de poursuites après plusieurs promotions. En novembre 2014, le préposé de l'office, qui avait des doutes sur l'honnêteté du timbrage de son employée, avait procédé à une vérification. Ce contrôle avait révélé que cette dernière, après la pause de midi, avait saisi un début d'activité à 13 heures alors que le début effectif avait eu lieu à 13h27.

Quelques jours plus tard, à l'occasion d'une verrée de départ, l'huissière cheffe avait fumé avec des collègues dans la cafétéria non fumeur. A cette occasion, elle avait réalisé avec son smartphone une vidéo où l'on reconnaissait plusieurs collaborateurs de l'office et où elle se moquait avec une collègue d'un supérieur. La vidéo qui citait le nom de ce cadre est restée plusieurs jours sur le compte Facebook de l'employée.

A la suite de ces incidents, la fonctionnaire a été licenciée avec effet immédiat. Cette mesure était justifiée par un faux timbrage, le fait d'avoir fumé dans les locaux de l'administration et la publication de la vidéo. L'intéressée a réclamé en vain des indemnités totalisant plus de 135'000 francs aux Prud'hommes puis devant le Tribunal cantonal vaudois.

Plusieurs faits graves

Dans un arrêt publié vendredi, le Tribunal fédéral rejette les prétentions financières de la recourante. Dans ses considérants, il juge douteux qu'une seule tricherie de timbrage en une quinzaine d'années puisse constituer, même pour un cadre, un juste motif de résiliation.

Pour les juges de Mon Repos, il convient cependant de tenir compte du fait que l'épisode du timbrage a été immédiatement suivi d'autres manquements suffisamment graves pour détruire le rapport de confiance entre employeur et employé. Publier sur Facebook une vidéo où des collaborateurs fument dans les locaux et où l'huissière cheffe se moque d'un supérieur nommément désigné constitue un tel manquement.

Facteur aggravant, la vidéo montre de manière identifiable des collaborateurs régulièrement en contact avec le public. Ce fait peut entraîner une publicité gênante pour eux, à laquelle ils n'ont pas forcément donné leur accord, relève la cour.

Le TF conclut que l'attitude de l'huissière cheffe est révélatrice d'une volonté de ne pas se plier aux avertissements de son employeur et d'un comportement irrespectueux à l'égard d'un supérieur. Attitude d'autant moins admissible qu'elle s'est manifestée non pas dans un cercle restreint mais sur un réseau social largement accessible.

(ats/nxp)

Créé: 05.01.2018, 12h05

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