Le journaliste Fathi Derder referme sa parenthèse politique de huit ans

Élections fédérales Le conseiller national PLR ne briguera pas un troisième mandat. «J’ai le sentiment du devoir accompli»

«L’idée que les start-up puissent bénéficier d’un statut particulier par rapport aux entreprises a fait son chemin», estime Fathi Derder.

«L’idée que les start-up puissent bénéficier d’un statut particulier par rapport aux entreprises a fait son chemin», estime Fathi Derder. Image: LAURENT CROTTET/LMD

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Le conseiller national PLR Fathi Derder ne briguera pas un troisième mandat, l’automne prochain. «Dans un bon système de milice, la politique doit se pratiquer à durée limitée», déclare dans «Le Temps» de mardi le journaliste, élu en 2011 et réélu de justesse en 2015.

C’est à la fois à la politique et au PLR qu’il fera ses adieux à ce moment-là. «Ce n’est un secret pour personne: mon appartenance à un parti a toujours été difficile à gérer pour moi, développe l’ancien rédacteur en chef de La Télé et de «L’Agefi» . Je ne suis pas un militant, sinon un militant de mes convictions.» Fathi Derder larguera les amarres partisanes et exclut de briguer un quelconque autre mandat politique à l’avenir, à Pully sa Commune, ou dans le canton de Vaud. Il reste vague sur son avenir professionnel, évoquant tout au plus la rédaction d’un livre.

«Depuis quatre ans, les choses bougent»

«Ça a toujours été clair dès le départ: je me suis lancé uniquement pour ce mandat de conseiller national, et avec la volonté de porter le thème de l’innovation et de promouvoir une stratégie de soutiens aux start-up.» Le parlementaire dit ainsi se retirer avec le sentiment du devoir accompli. «Quand je suis arrivé en 2011, il n’y avait pas de politique d’innovation. L’Administration fédérale y était hostile, libéralisme oblige. Mais depuis quatre ans, les choses bougent. L’idée que les start-up puissent bénéficier d’un statut particulier par rapport aux entreprises a fait son chemin et le Conseil fédéral y est maintenant acquis, y compris Ueli Maurer (ndlr: le ministre UDC en charge des Finances).»

Au cours de ses deux mandats, Fathi Derder a déposé plusieurs postulats et motions sur ce thème. L’un d’eux, qui a été récemment appuyé par les commissions de l’économie des deux Chambres fédérales, propose d’adapter la fiscalité des start-up pour les rendre plus attractives aux yeux des investisseurs. Au chapitre des déceptions, l’élu regrette que «chaque année il faille se battre pour ne pas voir baisser le budget de la formation et de la recherche, alors que tous les pays voisins font l’inverse. Et encore, l’Europe reste en retard par rapport à l’Asie et l’Amérique. En Suisse, on doit se battre pour que l’EPFL n’ait pas à tailler dans son budget.»

Qui pour lui succéder?

Le retrait annoncé de Fathi Derder ouvre un peu le jeu au PLR. Il pourrait bien être le seul des cinq conseillers nationaux libéraux-radicaux à s’arrêter. La conseillère d’État Jacqueline de Quattro a déjà manifesté son envie d’être candidate; et vu sa popularité, son élection tient quasi de la formalité. Le canton de Vaud, vu sa démographie, a décroché un 19e siège au Conseil national, lequel aiguise l’appétit de tous les partis.

Parmi les élus fédéraux, seules l’UDC Alice Glauser et la sénatrice socialiste Géraldine Savary ont pour l’heure annoncé qu’elles ne se représenteraient pas.

Créé: 15.01.2019, 18h08

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