Les camps à la montagne doivent perdurer même sans ski

Château-d'OexA la suite de la fermeture des remontées de la Braye, Vevey, Lausanne et Ecublens réfléchissent ensemble à adapter l’activité de leurs chalets pour les élèves.

Lausanne, Bussigny et Vevey possèdent chacune un chalet à Château-d'Oex - ici la Cheneau, propriété de Vevey. Avec la fin des remontées mécaniques de la Braye, les trois veulent repenser ensemble les activités hivernales offertes à leurs élèves.

Lausanne, Bussigny et Vevey possèdent chacune un chalet à Château-d'Oex - ici la Cheneau, propriété de Vevey. Avec la fin des remontées mécaniques de la Braye, les trois veulent repenser ensemble les activités hivernales offertes à leurs élèves. Image: Ville de Vevey

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Historiquement, les communes de Lausanne, Vevey et Bussigny sont très attachées à leurs chalets de Château-d’Œx. Depuis des décennies, elles envoient respectivement leurs élèves au Planemard, à la Cheneau et à Bois-Gentil, pour les sensibiliser à la vie en groupe et aux sorties en nature. La fermeture des remontées mécaniques de la Braye remet-elle en question les camps d’hiver à la montagne? Pas le moins du monde, lancent en cœur les trois communes.

Mais il est vrai que sans ski au départ de la station damounaise, ces Communes veulent repenser leurs activités, surtout Lausanne et Vevey, Bussigny ayant déjà ses habitudes de glisse du côté de Saanenmöser. Et tant qu’à faire, si une synergie des moyens est possible, l’affaire peut aussi être bénéficiaire sur le plan comptable.

Le ski optionnel

«Le tout ski n’a plus de sens, confirme le municipal de Vevey Lionel Girardin. La réflexion porte sur des camps polysportifs, avec une option «glisse» selon la météo et des activités sportives diverses.» L’érosion de la cote du ski chez les jeunes pèse aussi dans la réflexion: aujourd’hui, une majorité de bambins n’a jamais chaussé de lattes. Si on y ajoute un manque de neige chronique à Château-d’Œx, un programme d’activités «quatre saisons» fait sens.

Côté neige, l’accent sera donc mis sur l’initiation au ski – grâce au jardin des neiges existant et que la commune promet de valoriser. S’y ajouteront du ski de fond, de la raquette, de la luge et du snowboard. Dans la mesure du possible, le ski sur piste ne sera pas oublié. Saanenmöser ou Les Mosses seront en première ligne pour les skieurs confirmés. «Même si le Saanenland est cher pour les groupes», ajoute Jean-Marc Peitrequin, adjoint de la secrétaire générale de l’Enfance, jeunesse et quartiers de la Ville de Lausanne.

Pour les non-skieurs, la palette pourrait être large: patin à glace, hockey, curling, grimpe, disc golf, gymnastique, jonglage-cirque, bowling, ping pong, course d’orientation, mais aussi VTT, tennis, unihockey, foot, basket, baseball, joutes, etc. Tout est ouvert.

Discussions à venir

Plusieurs réunions sont prévues dès ce mois de juin entre les partenaires, mais aussi les autorités de Château-d’Œx. Cette dernière a tout intérêt à maintenir les relations «privilégiées», selon le terme du syndic Charles-André Ramseier, qu’elle entretient avec ses trois homologues lacustres, à un moment charnière de l’histoire touristique de la station. Près de 4000 élèves montent en effet chaque année en station (été et hiver), sans compter les participants aux séminaires ou camps pour seniors et membres de sociétés locales qui occupent les chalets et consomment en station. «Ces communes sont des partenaires importants, même si nous n’avons jamais calculé l’impact réel pour l’économie locale, admet Charles-André Ramseier. Cela représente une belle fréquentation et elle est aussi positive en termes d’image pour Château-d’Œx.»

A Vevey, le conseiller communal de Vevey Libre Peter Schuseil a interpellé la Municipalité pour savoir si les trois communes entendaient soutenir financièrement le plan de la dernière chance lancé par plusieurs responsables de Télé Château-d’Œx pour sauver les remontées mécaniques de la Braye (24heures du 6 juin). Lionel Girardin considère que «la question de l’effort financier devra se faire à l’aune des engagements possibles avec les autres partenaires mais aussi de nos propres ressources à venir». Pour Jean-Marc Peitrequin et Jean-Pierre Glardon, municipal à Bussigny, une participation financière n’est pas à l’ordre du jour. (24 heures)

Créé: 13.06.2017, 16h20

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