Médecins et assureurs s'accordent sur le TarMed vaudois

Tarifs médicauxLa Société vaudoise de médecine et tarifsuisse proposent au Conseil d’État de diminuer la valeur du point d’environ 1%.

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Un point TarMed vaudois d’une valeur de 0 fr. 95 pour l’année 2018 et 2019, soit une baisse de 1 centime (–1%). C’est l’accord trouvé, après négociations, par la Société vaudoise de médecine – qui représente les médecins vaudois – et le groupement d’assureurs tarifsuisse SA (74% de part de marché dans le canton). Cette tarification s’appliquerait au secteur ambulatoire privé, c’est-à-dire aux cabinets médicaux. Elle correspond à la valeur adoptée provisoirement par le Canton depuis le début de l’année. Rappelons que la structure tarifaire TarMed, révisée à compter du 1er janvier 2018, est appliquée par les médecins pour la facturation. La grille répertorie les prestations ambulatoires et leur attribue un certain nombre de points. La valeur de ce point est fixée au niveau cantonal par les différents partenaires tarifaires.

«Cette baisse de 1 centime est une concession, commente le secrétaire général de la Société vaudoise de médecine, Pierre-André Repond. C’est un effort consenti pour aboutir à un compromis et contribuer à la maîtrise des coûts de la santé, comme cela nous a été demandé par l’État. Nous proposons une solution plus économique qui devrait permettre d’économiser 5 à 6 millions de francs par an.»

«Chacun est appelé à faire des efforts»

La pression politique est forte pour maîtriser la hausse des coûts dans le secteur ambulatoire. «Oui, l’activité ambulatoire augmente, réagit Pierre-André Repond. Et comme elle est à la charge de l’assurance-maladie, cela mène à une augmentation des primes. Chacun est appelé à faire des efforts et nous en faisons. Mais les médecins ne s’inventent pas du travail. L’État veut développer l’ambulatoire et favoriser le maintien à domicile. Les médecins installés ont joué le jeu et pris ce virage. Il ne faut pas leur demander d’en faire plus, puis le leur reprocher.»

Au Conseil d’État d’approuver – ou pas – cette convention tarifaire. Il examinera aussi la proposition du groupe d’assureurs HSK (Helsana, Sanitas et CPT). «Les assureurs ne sont plus unis, rappelle le ministre de la Santé, Pierre-Yves Maillard. Cela complique un peu les choses. La convention de HSK, que nous attendons, court elle aussi sur deux ans mais elle prévoit que l’on puisse réexaminer la valeur du point TarMed pour l’année 2019 en cas de forte hausse de la facturation. Cela aurait été souhaitable aussi pour la convention avec tarifsuisse.» Autre regret du conseiller d’État: «Il est question dans cette convention d’une baisse linéaire de 1%. Nous aurions soutenu des valeurs différenciées entre les généralistes et les spécialistes.» (24 heures)

Créé: 14.03.2018, 09h20

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