Six apprentis vaudois en compétition agricole à Paris

FormationDes élèves d’Agrilogie ont participé au Trophée national des lycées agricoles au Salon de l’agriculture à Paris. Récits.

Les six membres de l'équipe Agrilogie ayant participé à un concours de lycées agricoles au récent Salon de l'agriculture à Paris. De g. à dr.: Gaël Henrioud, Steve Michaud, Emeline Curtet, Samuel Hochuli, Colin Jacquemettaz et Laurine Bächler.

Les six membres de l'équipe Agrilogie ayant participé à un concours de lycées agricoles au récent Salon de l'agriculture à Paris. De g. à dr.: Gaël Henrioud, Steve Michaud, Emeline Curtet, Samuel Hochuli, Colin Jacquemettaz et Laurine Bächler. Image: LDD

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Durant les récentes relâches de février, plutôt que de dévaler les pistes, six apprentis agriculteurs vaudois ont slalomé dans les travées du Salon de l’agriculture à Paris. Mais pas en simples visiteurs: ils défendaient les couleurs suisses en tant qu’invités du Trophée national des lycées agricoles (TNLA). Cette épreuve didactique voit plus de trois cents jeunes s’affronter sur des sujets variés, allant de la présentation d’une vache sur un ring à la tenue d’une page Facebook, en passant par des tests de connaissances agricoles ou la présentation de produits du terroir aux visiteurs.

«La mission première de ce salon est de communiquer avec le grand public», explique Christian Pidoux, le directeur d’Agrilogie Marcelin, qui avait déjà envoyé une équipe à ce concours l’an passé. «Dans le contexte agricole actuel, où il faut sans cesse se renouveler et mettre en valeur les produits, nous pensons que la participation de nos élèves à ce concours leur permet de développer de nouvelles compétences en matière de communication, de marketing et de développement de projets.»

Une épreuve en témoigne tout particulièrement: en vingt-quatre heures, le sextuor a dû inventer et jouer devant un jury une saynète sur le thème «Éleveur, un métier d’avenir». Difficulté supplémentaire, ils devaient y intégrer la vache française «Jazzy», dont ils ont dû s’occuper toute la semaine. «Nous sommes partis de ses paturons (ndlr: la partie de la jambe au-dessus du sabot) qui n’étaient pas très beaux, raconte Laurine Bächler. Ensuite, nous avons expliqué comment nous choisirions un taureau pour corriger ce défaut sur sa descendance et ainsi améliorer la lignée.»

Fort facteur humain

Mais vivre une telle expérience comporte aussi un fort facteur humain. «La confrontation à la fois avec les consommateurs et des collègues ayant d’autres manières de travailler est forcément enrichissante», souligne Christian Pidoux.

Pour les six apprentis qui achèveront leur formation en juin, le premier contact a cependant été un peu froid. «Avant d’aller à Paris, nous avons été accueillis deux jours par les élèves du Lycée agricole de Crézancy dans l’Aisne, avec qui nous sommes jumelés, explique Gaël Henrioud. Au départ, tout le monde était un peu timide et en plus on les voyait d’abord comme des adversaires. Mais ils ont organisé une soirée et l’ambiance s’est vite détendue.»

De retour en Suisse, tous les membres de l’équipe expliquent d’ailleurs avoir finalement été surpris par le nombre et l’intensité des rencontres effectuées en une semaine. «Ici, on n’a pas toujours une très bonne image des Français, constate Colin Jacquemettaz. Mais en réalité, ils sont supercool.» «Jamais je n’aurais imaginé me faire autant de nouveaux potes, avoue Émeline Curtet. Ils ont le contact et la causette très facile.»

La soirée consacrée à la découverte des produits régionaux de chaque équipe est notamment restée dans les mémoires. «Notre fondue au Gruyère AOP a eu un sacré succès. Dès qu’on a sorti les caquelons, tout le monde venait voir!» se souvient Samuel Hochuli. Le courant est aussi particulièrement bien passé avec les lycéens du Nord-Pas-de-Calais, qui tenaient un stand voisin au leur dans les travées du salon. Steve Michaud en rigole encore: «Le sens de la convivialité des ch’tis n’est pas une invention.»

La grande histoire retiendra que l’équipe Agrilogie 2019 a terminé à la 6e place de son groupe, qui comptait 15 équipes. Le groupe s’est enrichi de dizaines de souvenirs et d’anecdotes. Et ce n’est pas fini: deux membres de l’équipe sont retournés en France ce week-end pour aller retrouver des participants, qui ne sont définitivement plus des «adversaires».

Infos supplémentaires sur la page Facebook «TNLA 2019 Agrilogie Marcelin» et sur www.tnla.fr

Créé: 17.03.2019, 15h37

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