Sylvie Villa, entrepreneure, ingénieure et candidate

Elections cantonalesCandidate du PDC, l’ancienne députée vise le Conseil d’Etat. Elle veut en faire plus pour les jeunes et les petites entreprises.

Sylvie Villa est la candidate PDC pour l'Alliance du centre dans l'élection au Conseil d'Etat vaudois.

Sylvie Villa est la candidate PDC pour l'Alliance du centre dans l'élection au Conseil d'Etat vaudois. Image: JEAN-BERNARD SIEBER/ARC/A

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A 53 ans, Sylvie Villa brigue le Conseil d’Etat dans l’espoir d’y apporter sa riche expérience. Mère de quatre enfants, ingénieure, entrepreneure, professeure, la municipale de Mauborget, dans le Nord vaudois, vise le Département de la formation. Son credo: y mettre davantage de moyens. Ex-députée socialiste de Sainte-Croix de 2007 à 2012, elle a quitté le parti après un différend au sujet du Technopôle. Un peu plus tard, elle rejoignait le PDC.

Sylvie Villa est aujourd’hui une «multi-entrepreneure». Elle vient de créer avec son compagnon l’entreprise Wire Art, qui produit des composants et sous-ensembles pour l’horlogerie et la joaillerie. Elle a aussi mis sur pied Lyva, une entité de vente de programmes de formation et d’accompagnement, notamment pour encourager les filles à s’engager dans des formations techniques.

Partie de France, où elle a vécu une enfance et une adolescence instables, la candidate a gravi les échelons avec brio. Elle est aujourd’hui ingénieure ETS en électricité et ingénieure physicienne EPFL. Elle a été doyenne à la HES-SO et cheffe de département à la HEIG-VD.

Au secours des petites entreprises

Bref, avec un tel bagage, Sylvie Villa juge son ambition gouvernementale légitime. Elle veut combler les «angles morts» de la politique vaudoise. «J’ai un discours sincère de soutien aux petites entreprises, avance-t-elle. On oublie ce qu’elles représentent pour notre tissu économique. Il faut mieux les accompagner.»

La PDC constate que les petits garagistes ou les esthéticiennes, par exemple, ont des charges trop lourdes lorsqu’elles prennent un ou une apprenti(e): «Ces patrons sont débordés, et pour certains prêts à abandonner. Il n’y a pas assez de ponts avec les commissaires d’apprentissage. Les conflits avec les parents des apprentis se multiplient et aggravent la situation. C’est un secteur qu’il faut porter. Il n’y a pas que Bobst qui puisse engager des jeunes!»

L’école vaudoise telle qu’elle est aujourd’hui lui semble en outre moins souple que ne le dit le discours officiel: «On parle de passerelles, mais dans les faits, l’élève qui passe de la voie générale à la voie prégymnasiale n’a pas d’appui.» Aider ceux qui sont en retard, quelle que soit leur faiblesse, lui paraît primordial. «J’ai vraiment à cœur d’assurer l’accompagnement nécessaire», dit-elle.

Comment? En mettant plus d’argent. Une fois élue, Sylvie Villa serait prête à faire croître le budget de l’école de 10%: «Je saurai convaincre mes six collègues et le parlement de la nécessité de cet investissement.» (24 heures)

Créé: 15.04.2017, 19h00

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