Uber, une nouvelle centrale d'appel décriée

LausanneLa société Uber est désormais reconnue comme une centrale d'appel dans la région lausannoise. Unia s'insurge.

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Unia s'offusque de la décision lausannoise de reconnaître Uber comme centrale d'appel de taxis. C'est accorder un blanc-seing à une société qui ne respecte pas le cadre légal en Suisse, dénonce le syndicat.

La décision de la Commission administrative de l'Association de communes pour la réglementation du service des taxis est «totalement irresponsable». Elle introduit une concurrence déloyale dans une branche déjà très précaire, écrit jeudi le syndicat.

Siège à l'étranger

Pour Unia, «l'incurie» des autorités de la région lausannoise est «incompréhensible» alors que Genève a pris des dispositions minimales dans l'intérêt tant des chauffeurs que des usagers. La reconnaissance d'une centrale d'appel dont le siège est à l'étranger ouvre la porte du marché lausannois à tous les acteurs internationaux, sans aucun moyen de contrôle.

Cette localisation à l'étranger permet d'échapper à tout contrôle des tribunaux suisses, ajoute Unia. «C'est une décision d'une telle stupidité», s'énerve Yves Defferrard, secrétaire régional d'Unia Vaud. «Les chauffeurs sont choqués. Cela va à l'encontre de tout ce qu'on demande», a-t-il ajouté regrettant qu'il n'y ait pas eu un «minimum de consultation des partenaires sociaux».

Correction

Le syndicat attend du canton qu'il corrige la situation. Le projet de loi, actuellement discuté en commission, exige d'avoir un siège en Suisse. Le Grand Conseil devrait en débattre en plénum à la rentrée, pour une entrée en vigueur espérée en 2019. Unia a en outre demandé à rencontrer le comité de direction de l'Association chargée de la réglementation des taxis pour la région lausannoise. (ats/nxp)

Créé: 03.05.2018, 15h55

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