Un Vaudois veillera à la santé des océans pour l’UE

NominationPhilippe Gaemperle, de Race for Water, a été nommé dans la Mission de l’Union européenne pour la santé des océans.

Philippe Gaemperle, directeur du développement et des partenariats de Race for Water.

Philippe Gaemperle, directeur du développement et des partenariats de Race for Water. Image: DR

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Bonne nouvelle dans le contexte de crainte et d’incertitudes autour de l’accord institutionnel entre Berne et Bruxelles: l’Union européenne continue de miser sur la Suisse. La preuve avec les récentes nominations des nouvelles Missions de l’UE. Ces missions visent à promouvoir des «projets d’innovation et de rupture» dans des domaines tels que l’adaptation au changement climatique, le cancer, les villes neutres pour le climat et intelligentes ou encore dans la santé des océans, des mers et des eaux côtières et continentales.

Pour faire partie de cette dernière, dix Suisses ont postulé parmi des milliers de candidats. Raison de se réjouir: la moitié des concurrents helvétiques ont été sélectionnés. Dont le Vaudois Philippe Gaemperle. Ils rejoignent Bertrand Piccard, nommé l’été dernier au conseil de direction de la mission dédiée aux villes intelligentes.

«Mon profil détonne un peu»

Directeur du développement et des partenariats de Race for Water, fondation vaudoise partie en guerre contre la pollution plastique, Philippe Gaemperle, un rien surpris de sa nomination, se réjouit de ce nouveau défi. «L’immense majorité des personnes retenues sont des chercheurs ou encore des professeurs d’université. Mon profil détonne un peu, mais je me réjouis que Bruxelles ait aussi choisi des gens de terrain», glisse le principal intéressé, qui découvrira le détail de sa nouvelle tâche début janvier.

La mission sera chargée de choisir des projets et d’aider au développement d’une politique européenne pour la protection des eaux du globe. Une problématique que Philippe Gaemperle, qui y est directement concerné grâce à ses activités pour Race for Water, connaît bien. Depuis bientôt trois ans, le bateau suisse Race for Water sillonne les mers pour sensibiliser à la pollution plastique des eaux. Un message que la fondation, emmenée par l’entrepreneur d’Écublens Marco Simeoni, accompagne d’une solution. Avec ses partenaires, Race for Water a mis au point une machine destinée à valoriser les déchets plastique. Le dispositif, capable de transformer le plastique en énergie grâce à la pyrolyse, peut traiter jusqu’à 5 tonnes par jour. «Un prototype se trouve actuellement près de Paris, où il est testé. Il démontre que notre solution fonctionne et nous sert de présentation aux investisseurs potentiels», poursuit Philippe Gaemperle, dont la fondation rêve de voir essaimer sa machine aux quatre coins du monde. Une noble cause à laquelle l’Union européenne est visiblement sensible.

Créé: 06.12.2019, 08h29

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