Un député veut toute la vérité sur la HEMU

FormationLe Vert Felix Stürner demande au Conseil d’État si la Haute École de musique Vaud-Valais-Fribourg et Conservatoire de Lausanne est vraiment sortie de la crise.

Le député souligne des problèmes surtout sur le site de Lausanne.

Le député souligne des problèmes surtout sur le site de Lausanne. Image: Vanessa Cardoso - A

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«Veramente allegro… ou non troppo?» Le titre aux accents de partition de l’interpellation déposée mardi au Grand Conseil par le Vert de Moudon Felix Stürner donne le ton. Son but: obtenir des renseignements précis sur le fonctionnement de la Haute École de musique Vaud-Valais-Fribourg et Conservatoire de Lausanne (HEMU-CL), en particulier sur sa situation financière, les conditions de travail de ses professeurs et la formation qui y est donnée.

«Un certain nombre de personnes proches de la HEMU m’ont indiqué qu’en fait peu de choses ont bougé à la suite de «l’affaire Klopfenstein» (ndlr: du nom de l’ancien directeur limogé en 2018), rapporte Felix Stürner. La direction administrative a peu changé, les gens continuent de subir des pressions – les départs continuent – et des difficultés financières, notamment au Conservatoire, sont apparues. Mon texte ne remet pas directement en question la nouvelle directrice: on ne lui a peut-être pas montré les choses.»

Le député, membre de la commission intercantonale de contrôle de la HES-SO, a pris la plume parce que «les déclarations rassurantes de la présidente du nouveau conseil de fondation, Josiane Aubert, ne correspondent pas à ce qu’on entend à l’étage des professeurs», surtout sur le site de Lausanne. Dans quelle mesure les problèmes de gouvernance apparus sous la direction précédente ont été évités lors de nouvelles nominations? Son texte veut aussi donner à la Commission de gestion du Grand Conseil un motif d’enquête – le Canton de Vaud étant le principal bailleur de fonds de l’institution. «Le Conseil d’État a dit à la Coges que tout était réglé.»

En tant que professeur de gymnase, Felix Stürner a aussi été interpellé par des chefs de file de musique: «Ils sont inquiets car on ne forme plus des gens qui sauront former, mais seulement qui pourront se produire. Or le marché n’est pas assez grand…» Il aimerait connaître le taux d’employabilité des étudiants. Enfin, le député s’inquiète du sort du rapport de Dominique Arlettaz après la crise: «Il était notamment question de faire le ménage au niveau administratif, mais la couche intermédiaire n’a pas été changée. On m’a même parlé de «métastases Klopfenstein!»

À noter que l’interpellation tombe alors qu’un processus de nomination de codirecteurs de la HEMU et de responsables de filières est en cours. On devrait connaître les noms début décembre.

Créé: 14.11.2019, 18h51

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