Une plate-forme aide les étudiants à trouver un job

ServiceUn jeune Lausannois a lancé un site permettant à des ménages privés d’embaucher des étudiants.

Alicia, la fille de Madeleine Logan-Fretz (à dr.), sur les genoux d'Edona Musliju, une étudiante qui a trouvé un job grâce à Ujobit.

Alicia, la fille de Madeleine Logan-Fretz (à dr.), sur les genoux d'Edona Musliju, une étudiante qui a trouvé un job grâce à Ujobit. Image: VANESSA CARDOSO

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur?

L’idée a longtemps germé dans l’esprit de Gregory Logan. En janvier, le projet a vu le jour et le site www.ujobit.com est maintenant en train de fleurir. Parti du constat que les étudiants ne trouvent pas assez facilement du travail et que les ménages privés ont besoin d’être soulagés de certaines tâches, le Palinzard de 23 ans a créé une plate-forme mettant en relation les deux groupes.

«Le concept est simple mais il vient vraiment combler un vide», remarque Edona Musliju, étudiante en droit faisant partie des 1650 utilisateurs du site. Sur la page d’accueil d’Ujobit, deux choix s’offrent à l’internaute: «trouver un job» ou «trouver quelqu’un». Pour les étudiants, il s’agit de créer un profil complet, d’indiquer ses domaines de prédilection (baby-sitting, soutien scolaire, ménage, jardinage, etc.) ainsi que ses disponibilités.

Les personnes ayant besoin d’un service postent quant à elles une annonce, en décrivant le type de travail à effectuer, le tarif proposé ainsi que les horaires. Un algorithme donne un coup de baguette magique et des e-mails sont automatiquement envoyés à tous les profils correspondant à la demande. Les personnes intéressées peuvent ensuite cliquer sur le bouton «Postuler» et, de l’autre côté de l’écran, il ne reste plus qu’à choisir son employé préféré.

Un contact direct

«Dès que j’ai été engagée pour du baby-sitting chez Mme Logan-Fretz, elle m’a tout de suite écrit à travers la messagerie instantanée à disposition sur le site. Ujobit n’intervient pas, le contact est direct. Cela permet aussi de sentir si la personne est sérieuse», ajoute l’habitante de Lausanne. Pour assurer une certaine sécurité aux membres, les profils ainsi que les annonces sont contrôlés. «Nous sommes en train d’installer un système d’évaluation qui permettra aux employeurs de noter l’étudiant selon certains critères, ainsi que de laisser un commentaire», explique Gregory Logan.

Ce dernier se dit lui-même atteint de «folie entrepreneuriale». Le diagnostic se confirme dès qu’il évoque son projet avec force et passion. Les premiers signes se sont manifestés en septembre 2013, alors qu’il venait d’entamer des études à la Haute Ecole d’ingénierie et de gestion (HEIG-VD). «Durant ma première année, j’ai mis en place une cellule de cours d’appui dans l’école, sans que la direction soit au courant. Cela a très bien marché. Je n’avais plus que l’entrepreneuriat en tête et j’ai raté mon année», raconte Gregory Logan.

Hésitant, il reprend tout de même ses études après l’été, tout en commençant à développer Ujobit en parallèle. «En décembre 2014, juste avant les examens, je me suis dit que j’allais réviser à fond. Une heure après, j’étais en train de chercher un nom pour ma future entreprise», s’amuse le fondateur du site. Il envoie alors son business plan avec une demande de partenariat à neuf entreprises. Sept répondent par la positive et il élit Devfactory, une agence Web lausannoise «jeune et dynamique», avec qui il s’est associé après avoir renoncé aux études.

«Ça simplifie ma vie»

«Ce service correspond à l’état d’esprit dans lequel je me trouve quand je suis stressée. Plus je suis occupée, moins j’arrive à prévoir, avoue Madeleine Logan-Fretz, mère du CEO et utilisatrice du site. Avec Ujobit, si je suis débordée, je poste une annonce et dans les dix minutes j’ai une réponse. Ça simplifie ma vie.» Si elle est maintenant certaine que son fils a fait le bon choix, cela n’a pas toujours été le cas. «Pour annoncer à mes parents que j’arrêtais la HEIG, j’ai préparé un pitch de présentation de mon idée et un PowerPoint. Normalement, en tant qu’entrepreneur, on a trois minutes pour convaincre des investisseurs. Là, il m’en a fallu quarante-cinq», se rappelle Gregory Logan. Après avoir embauché Edona Musliju, Madeleine Logan-Fretz a utilisé Ujobit pour du repassage ainsi que pour la coupe de ses thuyas.

Etre plus visible

Si les réponses des étudiants sont si rapides, c’est que, pour l’instant, ils constituent les 80% des utilisateurs du site. «A Lausanne, d’où provient 60% de notre clientèle, il y a presque trop de jeunes par rapport à la demande des ménages. Il nous manque encore de la visibilité pour toucher cette population», détaille le Lausannois.

Ujobit, dont l’application sera disponible dès le mois de septembre, a déjà conquis la Suisse romande, mais ne compte pas en rester là. «Cent cinquante comptes ont été ouverts à Paris, sans que l’on ne fasse rien, c’est incroyable! Le concept est applicable partout, mais nous voulons d’abord nous concentrer sur ce territoire afin d’aider les gens ici», conclut Gregory Logan. (24 heures)

Créé: 27.06.2015, 15h01

Gregory Logan, CEO de Ujobit

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

L'actu croquée par nos dessinateurs, partie 4

Maintes fois reportée, l'ouverture d'Aquatis aura lieu finalement fin octobre. En attendant, les prix qui seront pratiqués alimentent déjà les discussions sur Internet.
(Image: Bénédicte) Plus...