Une start-up ghanéenne, star des pays émergents

EPFLPlus de 65 entreprises se sont affrontées en finale de la 5e édition du Seedstars Summit

Image: Facebook / Seedstars

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La Silicon Valley n’a pas le monopole des start-up de pointe ni des meilleurs talents. La preuve au SwissTech Convention Center de l’EPFL, où vient de se tenir la 5e édition du Seedstars Summit, la plus grande compétition de jeunes pousses des pays émergents. Actives dans l’éducation, la finance, la santé, l’immobilier, l’agriculture, la robotique, les énergies propres ou encore les nanotechnologies, plus de 65 entreprises avaient fait le déplacement. Sur le campus, elles ont profité de nombreux ateliers de soutien et, surtout, ont pu rencontrer des investisseurs du monde entier.

Pour les sélectionner, c’est à un travail de bénédictin que se sont attelées les équipes du groupe suisse Seedstars. Une petite année durant, elles ont sillonné la planète, de l’Europe à l’Asie en passant par le Moyen-Orient et l’Amérique latine, à la recherche des meilleurs talents. De quoi réjouir Alisée de Tonnac, directrice de l’organisation Seedstars World, que soutiennent le Canton, la Ville de Lausanne ainsi que la Chambre vaudoise du commerce et de l’industrie (CVCI). «En cinq ans, nous sommes parvenus à prouver qu’il y avait un véritable intérêt pour les marchés émergents», se félicite la directrice.

La trentenaire ne s’en cache pas, la démarche de Seedstars, qui vise à améliorer les conditions de vie des habitants des pays émergents, a beau être louable, elle ne saurait s’apparenter à de la philanthropie. «Il est parfaitement possible de faire le bien tout en faisant de l’argent, lâche-t-elle tout de go, avant d’illustrer le propos par l’exemple. Les quelque 200 entreprises finalistes de nos éditions ont créé plus de 2000 emplois et ont déjà levé 100 millions de dollars. Nous leur offrons de la visibilité et de la crédibilité.» Les géants américains du Net qui soutiennent l’organisation, dont certains parmi les plus grands (Google), ne s’y sont d’ailleurs pas trompés. «Quatre-vingt-cinq pour cent de la population mondiale vivent dans ces marchés émergents et contribuent à près de 60% du PIB mondial. Pour les pointures de la Silicon Valley qui cherchent les meilleurs moyens de pénétrer ces marchés, véritables vecteurs de croissance, leurs meilleures start-up constituent une aide indéniable.»

Cinq minutes pour convaincre

Jeudi, avec plus de 75 pays représentés, les surfaces feutrées du centre de congrès arboraient un petit air de village du monde. Une dimension cosmopolite que l’on retrouvait sur la scène où se sont succédé les douze start-up finalistes, qui avaient chacune cinq minutes pour convaincre le jury.

Au terme de la journée, c’est l’entreprise ghanéenne AgroCenta qui a remporté le prix principal: un investissement de 500 000 dollars. Active dans l’agriculture, la lauréate permet aux fermiers petits propriétaires d’accéder à un marché en ligne de bien plus grande ampleur géographique afin d’y vendre leurs marchandises. À noter que le prix du public, remis par Raphaël Conz, chef du Service de la promotion économique et du commerce (SPECo), est revenu à Junkbot (Bahreïn), qui permet aux enfants de concevoir leur propre robot. (24 heures)

Créé: 13.04.2018, 11h05

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